Ecole : des évaluations à la rentrée pour tous les niveaux pour lutter contre l'échec scolaire
Ecole : des évaluations à la rentrée pour tous les niveaux pour lutter contre l'échec scolaire
A cause du Coronavirus et du confinement imposé par le gouvernement, les élèves n'ont pas pu suivre les cours normalement. Même si un suivi pédagogique a été organisé, certains ont décroché. Afin de lutter contre l'échec scolaire, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que chaque élève sera évalué en septembre.

Le 22 juin, les écoles primaires et collèges ont rouverts et les élèves devaient s'y rendre obligatoirement, en théorie. Une façon de reprendre un peu le contact avant les vacances d'été qui débutent officiellement le 4 juillet prochain. Mais la crise du Covid-19 qui a déjà provoqué l'annulation des épreuves écrites du baccalauréat ainsi que l'annulation de l'oral de français des Premières pourrait bien laisser des traces sur certains élèves considérés comme "décrocheurs". En effet, comme l'a précisé Jean-Michel Blanquer, entre 4 et 8% des élèves auraient décroché pendant le confinement.

Des évaluations pour "chaque niveau"

Afin d'évaluer le niveau de chacun et de déceler les élèves qui pourraient être en décrochage scolaire, l'Education nationale prévoit des évaluations pour tous les niveaux à la rentrée de septembre. Pour l'instant, on ne sait pas exactement en quoi elles consisteront mais elles devraient permettre aux professeurs de voir où en est chaque élève et, si c'est nécessaire, de proposer un accompagnement spécialisé à ceux qui en auraient besoin.

Le Ministre Jean-Michel Blanquer a précisé sur France Info que chaque niveau sera concerné, bien que les élèves de 6ème feront l'objet d'une évaluation plus importante. "En sixième, on va avoir une évaluation particulièrement robuste dans son contenu, notamment pour le français et les mathématiques, de façon à déclencher ensuite de l'aide personnalisée" a-t-il déclaré. Chaque établissement pourra organiser ces évaluations mais aussi les éventuelles aides pour les élèves. "On va laisser aussi beaucoup de marge de manoeuvre aux acteurs, c'est-à-dire aux établissements, pour concevoir leur propre manière de faire ce rattrapage en leur donnant des moyens à la fois en heures supplémentaires, mais aussi en liberté d'organisation" a précisé le ministre.