Dalila et Chelcie lors d'une interview Interro Surprise spéciale LGBTQIA+ sur PRBK. La proposition de loi contre les thérapies de conversion est ENFIN inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale
Enfin, la proposition de loi contre les thérapies de conversion a été inscrite à l'Assemblée nationale ! Laurence Vanceunebrock, députée LREM, a annoncé la bonne nouvelle sur les réseaux. Elle espère, comme beaucoup de personnes et d'assos, que ces thérapies seront bientôt interdites en France. Le texte de loi sera débattu dès octobre 2021.

La proposition de loi contre les thérapies de conversion va enfin être débattue

Plusieurs films LGBT ont fait avancer les mentalités, même des films de Noël sont inclusifs. Mais la communauté LGBTQIA+ doit encore faire face à des aberrations en 2021. Bonne nouvelle cependant dévoilée par Têtu, la proposition de loi pour interdire les thérapies de conversion a enfin été inscrite à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale. C'est ce qu'a fièrement annoncé Laurence Vanceunebrock, députée de La République en marche (LREM), ce mardi 14 septembre 2021.

Pour rappel, les thérapies de conversion (que beaucoup de stars ont dénoncé en avril 2021) visent à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne.

Sur Twitter, Laurence Vanceunebrock a écrit : "Je vais ENFIN pouvoir défendre ma PPL visant à lutter contre les #TherapiesDeConversion la 1ère semaine d'octobre à @AssembleeNat avec @CCastaner et mes collègues @LaREM_AN ! Merci @1ElisaMoreno et au collectif #RienÀGuérir". La proposition de loi de la députée sera débattue la semaine du 4 octobre 2021 à l'Assemblée nationale.

Laurence Vanceunebrock a aussi réagi auprès du magazine. "Je suis heureuse du travail de l'ombre qui a été fait de la part d'Élisabeth Moreno (ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances, ndlr), qui a appuyé ce texte auprès du Premier ministre" a-t-elle confié, "Cette inscription à l'ordre du jour prouve que le gouvernement est attaché à l'interdiction sans ambiguïté de ces 'thérapies de conversion'. Espérons que les familles et les structures qui pratiquent ces 'thérapies' le comprennent".

Élisabeth Moreno s'est de son côté réjouie sur Twitter que la proposition de loi soit inscrite à l'ordre du jour. "Ces pratiques moyenâgeuses n'ont pas leur place dans notre pays" a-t-elle notamment tweeté.

"La création d'un nouveau délit permettra de les condamner de manière plus efficace"

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, s'est également exprimé sur cette avancée. Dans une déclaration publiée par l'AFP, il a expliqué : "Je me réjouis de l'inscription de ce texte à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. C'est une première étape pour permettre son aboutissement, mais aussi l'occasion de poursuivre le travail de sensibilisation sur le sujet, mené de longue date au sein du groupe parlementaire et intensifié ces derniers mois".

"Je ne veux pas qu'on puisse penser que les thérapies de conversion sont aujourd'hui autorisées. Elles sont interdites" a-t-il précisé, "Mais comme elles peuvent prendre des formes multiples parfois difficiles à appréhender, la création d'un nouveau délit permettra de les condamner de manière plus efficace".

La loi propose de punir de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende

Têtu a aussi relayé des extraits du texte de loi qui est contre les thérapies de conversion. "Ces 'thérapies de conversion' ne reposent sur aucun fondement médical ou thérapeutique, la France ayant officiellement retiré l'homosexualité et ce qui était considéré comme des troubles de l'identité de genre de la liste des affections psychiatriques, respectivement en 1981 et en 2010" est-il rappelé, "Généralement à destination d'un public jeune, ces pratiques ont des effets dramatiques et durables sur la santé physique et mentale des personnes qui les subissent : dépression, isolement, suicide".

Et la proposition de loi a aussi prévu des condamnations précises contre les thérapies de conversion : "Les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, vraie ou supposée, d'une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale sont punis de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende".