Des lycéens et lycéennes avaient raconté le confinement à l'école à PRBK. La réouverture des boîtes de nuit confirmée pour cet été 2021, mais il y a des conditions
Olivier Véran a confirmé la réouverture des boîtes de nuit pour cet été 2021. Le ministre des Solidarités et de la Santé a précisé que les discothèques devraient ainsi rouvrir en juillet 2021. Il a aussi indiqué qu'il y aura des conditions. Pass sanitaire ou test PCR, jauges, aération renforcée... Voilà les premières infos sur le protocole sanitaire qui devrait être mis en place.

"Les discothèques sont amenées à rouvrir" en juillet 2021

Le déconfinement en 4 dates clefs touche à sa fin, le port du masque obligatoire dehors a même été enlevé, comme la levée du couvre-feu à 23 heures dès ce dimanche 20 juin 2021. Après la réouverture des commerces, des lieux culturels, des terrasses ou encore des restaurants, les parcs d'attractions ont rouvert leurs portes. Mais quand est-ce qu'est prévue la réouverture des boîtes de nuit ? Car les discothèques sont à l'arrêt depuis plus d'un an, elles n'avaient pas été autorisées à rouvrir lors du déconfinement de l'été 2020.

Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé, a confirmé ce jeudi 17 juin 2021 sur BFMTV-RMC que les night clubs pourront rouvrir cet été 2021. "Nous travaillons sur un protocole sanitaire, en vue d'ouvrir les discothèques cet été" a-t-il déclaré. Lors d'un déplacement dans la Drôme début juin 2021, le président de la République française Emmanuel Macron avait déjà donné rendez-vous le lundi 21 juin 2021, aux gérants des boîtes de nuit pour "une clause de revoyure".

La date de réouverture serait en en juillet 2021 plus précisément. "En juillet, les discothèques sont amenées à rouvrir" a en effet affirmé Olivier Véran. Et selon BFM Business, la date exacte serait le vendredi 2 juillet 2021, ce qui collerait avec la dernière étape du déconfinement en date du 30 juin 2021.

Pass sanitaire, jauge... Il y aura des "conditions spécifiques"

Mais cette réouverture des discothèques se fera "avec des conditions spécifiques" a précisé Olivier Véran. Et il s'est confié sur les mesures qui pourraient être prises. "Est-ce que ça passe par un pass sanitaire exceptionnel ? C'est-à-dire qu'on l'exigerait pour moins de 1 000 personnes, c'est une possibilité et je l'ai dit moi-même, je pense que c'est assez logique de le faire. Est-ce qu'il y a des systèmes d'aération requis" a-t-il interrogé sur BFMTV, "c'est tout ça qu'on est en train de peaufiner".

Les syndicats UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) et GNI avaient déjà dévoilé leur projet de protocole sanitaire pour les discothèques. Un projet qui serait donc toujours en discussion avec le gouvernement, et dont les grandes lignes ont été validées d'après Le Figaro.

Parmi les mesures envisagées dans le cadre de la réouverture des boîtes de nuit, il devrait y avoir soit un pass sanitaire, soit un test virologique (PCR, antigénique ou autotest) demandé à l'entrée du club. Il devrait aussi y avoir une jauge (de 65% pour les discothèques en intérieur et de 85% pour les discothèques en extérieur) et un maximum de personnes autorisées à entrer (1 000 personnes en intérieur et 3 000 en extérieur). Il pourrait aussi y avoir une aération renforcée et les règles sanitaires devraient être rappelées (et même par le DJ, qui devrait les dire "au micro" pendant la soirée).

Des protocoles sanitaires "difficilement acceptables" ?

Thierry Fontaine, président de l'UMIH Nuit, a confirmé à BFMTV : "Nous sommes en pleine négociation avec les services d'Olivier Véran et Bercy qui nous aide beaucoup dans cette démarche. Aujourd'hui, j'entends le message d'ouvrir les discothèques, mais aujourd'hui les protocoles qu'on nous propose, voire nous impose, sont difficilement acceptables. Et là, nous sommes à seulement 5 à 7% des professionnels qui vont ouvrir cet été".

"Ouvrir pour les jeunes oui, mais si on transforme nos établissements en quartiers de haute sécurité, vous comprendrez bien que ce n'est pas chez nous qu'ils vont aller. Ils continueront d'aller dans les fête privées, les rassemblements sauvages, où les lieux ne sont pas adaptés" a-t-il précisé, "si on met la barre trop haut, les professionnels n'ouvriront pas, les jeunes ne viendront pas, c'est triste".