Ils ne baissent pas les bras. Trois jours après le vote à l'Assemblée nationale et avant le début des débats au Sénat le 2 avril prochain, les "anti" mariage pour tous comptent bien faire entendre leurs voix. Ce vendredi 15 février à Paris, ils ont ainsi déposé une pétition de 700 000 signatures auprès du CESE (Conseil

Ils ne baissent pas les bras. Trois jours après le vote à l'Assemblée nationale et avant le début des débats au Sénat le 2 avril prochain, les "anti" mariage pour tous comptent bien faire entendre leurs voix. Ce vendredi 15 février à Paris, ils ont ainsi déposé une pétition de 700 000 signatures auprès du CESE (Conseil économique social et environnemental). Une opération coup de poing, mais pas de quoi réellement inquiéter le gouvernement.

Une pétition choc
Après avoir manifesté dans toute la France, avoir accroché des banderoles sur les ponts de Paris ou encore avoir bloqué les Champs-Elysées, les "anti" mariage pour tous viennent de réalisé un nouveau coup : réunir 694 428 signatures en trois semaines pour une pétition remise ce matin, à 9 heures, au CESE. Soit bien plus que les 500 000 requises pour saisir le Conseil économique social et environnemental.

Un acte "démocratique"
But de cette pétition déposée par les opposants au projet de loi du gouvernement ? Demander au CESE d'ouvrir un débat sur les conséquences de la loi sur la famille. Plus motivée que jamais, Frigide Barjot, porte-parole du collectif "La manif pour tous", a d'ailleurs déclaré à ses sympathisant que cette dernière forme de mobilisation est "une oeuvre de democratie", rapporte Le Parisien. Et d'ajouter : "Ce que vous avez fait ne sert pas a rien".

Une loi pas en danger
Mais ces nombreuses signatures ne devraient pas changer grand chose. Le président du CESE a en effet rappelé que son conseil n'est pas "une instance de recours pour contester une décision politique", il est seulement consultatif. Si, le 26 février prochain, il juge la pétition recevable et aura un an pour donner un avis sur le projet de loi, cela "n'aura aucune conséquence sur la procédure législative en cours". Mais pour Frigide Barjot, cela aurait au moins le mérite d'enrechir les débats et de militer pour un référendum.

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