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Aujourd'hui, Gradur est l'un des rappeurs les plus populaires de France. Et à seulement 24 ans, il a un peu de mal à comprendre son succès fulgurant. En interview pour Clique face à Mouloud Achour, Wanani Gradi (de son vrai nom) avoue "être choqué" de l'engouement des fans et raconte son passé de dealer dans l'armée.

Gradur "dépassé" par son succès

Dans ses clips ou dans ses textes, Gradur joue les gros durs. Pourtant, on découvre un tout autre homme dans la première partie de l'interview mise en ligne par Clique. Face à Mouloud Achour, le jeune rappeur de 24 ans originaire de la banlieue lilloise parait inoffensif et un peu dépassé par les événements. "Je ne comprends rien à ce qu'il m'arrive. Je fais que être choqué. Quand je fais mes textes, j'écris pour faire kiffer les mecs du quartier, les mecs qui sont en prison", raconte Wanani Gradi, de son vrai nom. Pourtant aujourd'hui, certains de ses clips avoisinent les 10 millions de vues et son premier album "L'Homme au bob" s'arrache, devenant disque d'or en trois jours seulement.

"Je suis un mec cool, un bon vivant"

"Au début, je t'ai pris pour un blagueur, pas pour un rappeur qui se prend au sérieux", lâche Mouloud Achour. Et Gradur d'aquiescer : "Mais c'est ça. C'est sérieux mais sans l'être. Y'a un état d'esprit qui fait qu'à chaque fois on déconne, on s'amuse". Quant aux clashs et à la course à la couronne de roi du rap game, le rappeur "laisse ça aux autres rappeurs. Y'en a tellement qui font les mecs comme ça. Si tu me cherches, je suis là. Mais moi je suis un mec cool, j'aime bien déconner, j'aime bien rigoler, je suis un bon vivant".

"Avant l'armée, j'avais jamais vendu de drogue"

Un "mec cool" qui a failli faire carrière dans l'armée. Après un BTS de Management des unités commerciales obtenu sans trop aller en cours, Gradur s'engage, "juste pour vois si c'est aussi dur qu'on le dit". Finalement, il y restera trois ans avant qu'une blessure à la jambe l'oblige à s'arrêter. Mais à l'armée, l'interprète de Priez pour moi ne se découvre pas seulement soldat mais aussi... dealer : "J'ai vu que là bas il y avait beaucoup de mecs qui fumaient. Donc je me suis mis à vendre. Avant j'avais jamais vendu de drogue. C'est là bas que j'ai commencé. Tu travailles comme un chien, tu n'as pas une grosse paie, tu vois que tu peux te faire un peu d'argent, alors tu le fais, tu ne réflechis pas". Une histoire qu'il raconte aujourd'hui dans ses textes de musique.

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