C'est comment le confinement à l'école : des lycéen(ne)s avaient répondu à PRBK. Faux pass sanitaires : des prix exorbitants, des QR Codes qui ne fonctionnent pas...
Depuis que le président de la République française, Emmanuel Macron, a annoncé que le pass sanitaire serait obligatoire dans plusieurs endroits (cinémas, restaurants, centres commeriaux...), les "antivax" qui refusent toujours le vaccin cherchent de "faux pass sanitaires". Plusieurs opposants au vaccin contre le coronavirus sont prêts à payer des grosses sommes d'argent (dans les 300 euros), risquer une amende et de la prison pour obtenir des faux QR codes. Mais dans la majorité des cas, ce sont des arnaques.

Des faux pass sanitaires vendus 300 euros sur les réseaux, dans l'illégalité

Après un nouveau déconfinement marqué par la réouverture des restaurants ou encore la fin du couvre-feu, la fin du masque obligatoire en extérieur et la réouverture des boîtes de nuit, de nouvelles mesures ont été prises par le gouvernement. Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 12 juillet 2021 l'obligation du pass sanitaire (le certificat de vaccination ou bien la présentation d'un test PCR ou antigénique négatif) pour accéder à plusieurs lieux comme les restaurants, les cinémas ou encore les centres commerciaux.

Et alors que depuis, les prises de rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19 ont explosé sur Doctolib suite à ces annonces, un business de faux pass sanitaires s'est aussi organisé sur internet. Des complotistes mais aussi des "antivax" (anti-vaccin) prônant la "liberté individuelle" cherchent à obtenir des faux pass sanitaires avec des faux QR code en ligne, que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur le dark web.

Déjà, acheter un faux pass sanitaire sur Snapchat ou encore Facebook, sachez que c'est bien sûr illégal. Les personnes qui le font risquent 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende pour délit de faux et usage de faux.

Ensuite, ces faux certificats avec QR codes coutent très chers, plusieurs centaines d'euros (minimum 150 euros et jusqu'à 300 euros). Un trafic qui rappelle celui des fausses attestations de tests PCR négatifs, vendues entre 30 et 80 euros sur Twitter.

Les faux pass sanitaires sont en fait en majorité des arnaques

Et surtout, dans la majorité des cas, ces faux pass sanitaires sont des arnaques. En effet, les escrocs demandent vos données pour les faux certificats de vaccination (nom, prénom, date de naissance, numéro de sécurité sociale...). Du coup, ils peuvent utiliser vos données personnelles et vous pouvez vous retrouver victimes d'usurpation d'identité.

Autre arnaque : une fois le virement effectué, c'est silence radio et vous pouvez ne jamais recevoir votre faux pass sanitaire, comme l'ont souligné des journalistes du Parisien qui ont voulu acheter un faux pour enquêter et n'ont jamais rien reçu après le paiement.

Les faux pass sanitaires sont aussi des arnaques car les QR codes ont été faits avec l'aide de spécialistes de la cryptographie. Ces derniers ont placés des éléments infalsifiables, la falsification est donc impossible. Les faussaires utiliseraient Photoshop pour les QR codes, donc les faux pass sanitaires ne fonctionnent pas dans la majorité des cas.

"On ne peut craquer le QR code. Donc, soit on est sur un QR code 100% faux qui ne marchera, soit c'est une personne qui entre de fausses informations dans une vraie base de données" a ainsi précisé David Sygula, expert en cybersécurité dans l'enquête de TF1. "Le point important pour éviter les faux, c'est la signature cryptographique" a ajouté Gaëtan Leurent, chercheur en cryptographie à l'INRIA, à BFMTV, "Il s'agit d'un calcul effectué avec les données du pass et une clé secrète, mais que tout le monde peut vérifier avec une clé publique. La signature certifie que les données viennent bien de l'État français (ou d'un autre État pour le pass européen)".

Mais certains anonymes sur Snapchat et d'autres réseaux promettent des faux pass sanitaires qui seraient directement envoyés sur le portail officiel Ameli. Dans ces cas-là, il s'agit de faux pass sanitaires réalisés avec des complices travaillant à l'Assurance maladie ou des professionnels de santé malhonnêtes (infirmier / infirmière pharmacien / pharmacienne ou un(e) médecin). "Un médecin véreux pourrait déclarer frauduleusement avoir vacciné quelqu'un. Ou quelqu'un pourrait se faire vacciner en se faisant passer pour un autre, pour lui permettre d'avoir un certificat de vaccination" a ainsi expliqué Gaëtan Leurent.