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Les tensions qui règnent dans la péninsule coréenne viennent encore de franchir un nouveau pallier. Le régime totalitaire de Pyongyang a décidé de bloquer l'accès des employés sud-coréens à Keasong, un site industriel inter-coréen, situé au Nord. La Corée du Nord ferme ainsi ses portes à son voisin du Sud.

En bloquant l'accès de Kaesong aux employés du Sud, Kim Jong-un vient de s'attaquer à un symbole de la coopération entre les deux pays. Le week-end dernier, Pyongyang avait déjà déclaré l'"état de guerre" avec le Sud, après avoir coupé le téléphone rouge qui reliait les deux armées. Les tensions entre la Corée du Nord et son ennemi du Sud semblent désormais avoir atteint un point de non retour.

Fermeture d'un site inter-coréen

Depuis le troisième essai nord-coréen le 12 février, le ton ne cesse de monter dans la péninsule coréenne. La Corée du Nord vient de franchir un nouveau pallier : elle a empêché l'accès du site industriel inter-coréen de Keasong à quelques 484 employés sud-coréens. Ce complexe situé sur le territoire du Nord était un des derniers liens entre les deux pays. Selon Séoul, les ouvriers du Sud sont autorisés à partir mais "les trajets vers le complexe sont désormais interdits", rapporte Le Figaro. Mais seuls 9 des 861 Sud-Coréens présents sur le site auraient pu repartir.

Symbole de la coopération mis à mal

La zone industrielle de Kaesong, située à 10 km à l'intérieur des terres nord-coréennes, est un symbole fort. Elle a été créée en 2004 afin d'instaurer une coopération entre les deux soeurs ennemies. Cette dernière provocation de Kim Jong-un intervient juste après l'annonce de son intention de redémarrer un réacteur nucléaire, stoppé en 2007, et ce malgré les interdictions de l'ONU. Elle fait encore grimper la température dans la péninsule.

Un dictateur "imprévisible"

La diplomatie est de mise. La Russe s'inquiète de la situation "explosive" qui règne à ses frontières. La Chine, seul allié de poids de la Corée du Nord en appelle "au calme et à la retenue". La France compte quant à elle à la médiation chinoise, estimant que le pays a "du pouvoir sur la Corée du Nord". Après les multiples menaces adressées aux Etats-Unis, cette nouvelle provocation fait craindre le pire.

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