Brétigny-sur-Orge : les cadavres du train Intercités Paris-Limoges pillés ? Un document confidentiel le confirme
Brétigny-sur-Orge : les cadavres du train Intercités Paris-Limoges pillés ? Un document confidentiel le confirme
Malgré les démentis de la préfecture et du gouvernement, les victimes du déraillement du train Corail Intercités à Brétigny-sur-Orge, qui a eu lieu le vendredi 12 juillet, auraient bien été pillées. C'est en tout cas ce que révèle un document confidentiel de la direction centrale des CRS, cité par Le Point.

Alors que les images du déraillement du train Corail Intercités en gare de Brétigny-sur-Orge sont dans toutes les têtes, Le Point révèle que les victimes ont bien subi des vols et des pillages, alors qu'ils attendaient d'être secourus.

Démentis du gouvernement

A en croire plusieurs témoins, des médias sur place et des policiers, des pillards seraient venus dépouiller les victimes du déraillement du train, causé par une éclisse défaillante. L'information est rapidement démentie par le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, qui évoque des "actes isolés" et une "simple tentative de vol de portable". Même son de cloche du côté de la préfecture et du directeur départemental de la sécurité publique, Luc-Didier Mazoyer, qui assure qu'il y a eu des "tensions" mais "pas de scènes de pillage".

Un rapport des autorités confirme les pillages

Mais selon un "document confidentiel de la direction centrale des CRS" cité par Le Point, la réalité serait toute autre. Le document précise que les effectifs de police ont dû "repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles". "Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes" précise la synthèse. Une source à la préfecture de l'Essonne pointe du doigt l'"incohérence" entre le document faisant état de l'intervention des premiers CRS et leur heure d'arrivée. Pour elle, les "scènes de pillage n'existent pas". Suite à l'accident, prédit sur Twitter quelques jours avant, cinq personnes ont été placées en garde-à-vue puis relâchés.