La vente des chiens et chats en animaleries sera interdite à partir de 2024
La vente des chiens et chats en animaleries sera interdite à partir de 2024
Acheter un chien ou un chat dans une animalerie fera bientôt partie du passé. L'Assemblée nationale examinait cette semaine une proposition de loi contre la maltraitance animale et a adopté un amendement encadrant plus strictement le commerce des animaux de compagnie, en animalerie mais aussi sur Internet. Voici ce qui va changer.

En 2020, 40 131 animaux de compagnie ont été recueillis par la SPA suite à un abandon. Un chiffre légèrement en baisse (de 14%) par rapport à 2019 mais qui montre qu'il est toujours aussi important de sensibiliser le grand public sur les responsabilités d'une adoption ou d'un achat. Afin de lutter plus efficacement contre les abandons, une proposition de loi était étudiée cette semaine à l'Assemblée nationale. Les députés ont notamment voté la mise en place d'un certificat de connaissances remis aux personnes souhaitant adopter un animal. Mais un autre amendement, encore plus attendu, a également été validé, contre l'avis du gouvernement.

Plus de vente en animalerie, la vente en ligne encadrée

Il ne sera donc prochainement plus possible d'acheter un chien ou un chat dans une animalerie. Fini donc les animaux derrière les vitres. Cette loi prendra effet au 1er janvier 2024 mais ne concerne que les chiens et les chats : il sera toujours possible d'adopter d'autres animaux comme des lapins, hamsters, souris ou oiseaux. Une décision qui intervient alors que la SPA s'est inquiétée cette semaine d'une augmentation de 16% des abandons des ces animaux de compagnie. Autre nouveauté : la vente sera plus encadrée sur Internet. Certains prônaient pour son interdiction mais c'est une autre option qui a été retenu : elle sera réservée aux refuges et aux professionnels. Le but est d'éviter les élevages clandestins de particuliers. Le gouvernement lancera aussi une chartre d'encadrement de la vente avec Leboncoin.

Une autre proposition a également été retenue : celle d'un encadrement plus stricte pour la détention des "nouveaux animaux de compagnie", c'est-à-dire des reptiles ou primates. Un arrêté du ministre de la Transition écologique devra établir une liste des espèces non domestiques pouvant être détenues par des particuliers. Une loi qui permettra de mieux lutter contre le trafic d'animaux sauvages et de s'assurer que les animaux bénéficient d'un environnement adapté.