5 000 partisans du mariage pour tous et de l'égalité ont protesté contre l'homophobie ambiante
5 000 partisans du mariage pour tous et de l'égalité ont protesté contre l'homophobie ambiante
Plus de 5 000 partisans du mariage pour tous se sont réunis ce mercredi soir à Paris pour dénoncer l'homophobie des "anti" et la libération de la parole homophobe depuis le début du débat en France. Wilfred, dont le visage tuméfié a fait le tour des réseaux sociaux suite à une agression homophobe dans le métro, était également de la partie.

Alors que Frigide Barjot annonçait il y a quelques jours une nouvelle mobilisation des "anti' le 26 mai prochain après la manif' à débordements du 24 mars, elle s'est faite devancer par les partisans du mariage pour tous. Il étaient près de 5 000 à battre le pavé sur le parvis de l'Hôtel de Ville ce mercredi soir pour protester contre l'homophobie, qui se déchaine depuis ces dernières semaines.

Les "pro" mariage pour tous contre l'homophobie


Si le projet de loi sur le mariage pour tous avance doucement mais sûrement au Sénat, l'homophobie fait rage depuis plusieurs semaines. C'est pour cette raison que des milliers de personnes se sont réunies sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour protester contre l'homopobie croissante des "anti" mariage pour tous. L'initiative a été lancée par Act-up Paris et le collectif Oui oui oui. Ils étaient plus de 10 000 inscrits sur l'événement Facebook et quelques 5 000, selon L'Express, à être venus battre le pavé sous la pluie ce mercredi soir.

L'agression de trop


"Cela fait plusieurs mois que l'on vit dans un climat d'homophobie exacerbée, explique Laure, d'Act-up Paris, rapporte Le Monde. Avec le projet de loi sur le mariage pour tous, on déplore une accumulation de faits homophobes". L'agression homophobe qu'a subi Wilfred de Bruijn dans le métro parisien était l'attaque de trop. Le jeune homme n'avait d'ailleurs pas hésité à publier sur Facebook la photo de son visage tuméfiée. Les pancartes interpellant directement les "anti" flottaient sur le parvis de l'Hôtel de Ville. "Je ne suis pas homophobe MAIS... les pédés, c'est pas normal" pouvait-on lire. Les participants de tous âges ont scandé "Homo, hétéro, égalité des droits" ou encore "On veut pas se faire taper dans la rue". Tous dénoncent une libération de la parole homophobe depuis le début du débat. Preuve en est : lors du vote du projet de loi à l'Assemblée, le hashtag homophobe #ungaymort apparaissait dans les trending topics de Twitter.