Demon Slayer saison 2 : la suite de l'anime repoussée à cause d'un scandale au Japon ?
La date de sortie de la saison 2 de Demon Slayer n'est pas encore connue, mais celle-ci (déjà dans les têtes des diffuseurs au Japon) pourrait bien être repoussée. En cause ? Le studio d'animation Ufotable se retrouve au coeur d'un scandale.

Vous attendez avec impatience la saison 2 de l'anime Demon Slayer ? Vous allez peut-être devoir attendre encore un petit peu plus longtemps. Alors que la date de sortie des nouveaux épisodes n'est pas encore connue (malgré la récente diffusion d'une première bande-annonce), le studio Ufotable se retrouve aujourd'hui au centre d'une polémique.

Le studio Ufotable au centre d'un scandale financier

D'après les informations du Japan Times, Hikaru Kondo - fondateur du célèbre studio d'animation, a été inculpé de fraude fiscale. Le bureau régional des impôts de Tokyo a en effet découvert que Kondo aurait minimisé les revenus fiscaux de certaines années de la société (2015, 2017, 2018), ce qui aurait permis d'éviter de payer 109 millions de yens, soit près de 835 000€ de taxes.

Mais ce n'est pas tout, il aurait également triché sur le montant global de la taxe à la consommation liée notamment aux nombreux cafés et restaurants dédiés aux oeuvres d'Ufotable situés à Tokyo et Osaka. Ainsi, ce serait près de 215 000€ qui auraient cette fois-ci été cachés. Rien que ça.

Demon Slayer, victime collatérale ?

Et forcément, ce scandale de plus d'un million d'euros ne passe pas très bien au Japon. De fait, même si Hikaru Kondo n'est plus le président de Ufotable depuis 2019 et que le studio vient d'assurer que la somme exigée a désormais été payée, certaines personnes craignent de voir la saison 2 de Demon Slayer, son gros projet de l'année, être repoussée.

Après tout, un report de quelques mois permettrait à la polémique de se calmer et éviterait aux futurs épisodes de l'anime de faire l'objet de bad buzz ou d'être totalement boycottés par le public, ce qui pourrait causer, à terme, l'annulation de la série.

En attendant, c'est un autre problème qui pourrait potentiellement pointer le bout de son nez. Tandis que les animateurs japonais (de tous les studios confondus) ne sont pas très bien payés et que les tensions commencent à monter à ce sujet, apprendre dans la presse que les dirigeants peuvent jouer avec bien plus d'argent qu'ils ne disent en posséder pourrait faire passer cette colère à un niveau supérieur. On le sait, le studio Mappa - qui enchaîne les gros projets, tente actuellement d'améliorer la vie au travail de ses salariés à travers de nouveaux locaux. Suffisant pour éviter une fronde des équipes ? A suivre.