Adapter un livre à l'écran est déjà un véritable défi. Prenons Harry Potter et Hunger Games, deux sagas cultes qui ont passé le test avec succès, mais qui continuent d'alimenter les débats parmi les fans : qu'est-ce qui a été omis ? Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce qui aurait pu être amélioré ? Lorsqu'on passe des pages d'un roman au cinéma, il y a toujours une part de l'histoire qui se perd.
Mais adapter un manga, c'est une autre histoire. Le rythme, l'humour, le style visuel, l'exagération et l'action font partie intégrante de l'ADN d'œuvres comme One Piece, My Hero Academia, Demon Slayer et autres. Transposer cela en prises de vues réelles sans tomber dans l'absurde ou la surproduction est un exercice d'équilibriste que peu de productions réussissent.
C'est pourquoi, lorsqu'une adaptation non seulement fonctionne, mais parvient en plus à conquérir le cœur des critiques, elle mérite toute notre attention.
C’est précisément ce qui s’est passé avec une nouvelle série d’action qui, contre toute attente, a conquis la critique : Last Samurai Standing. Adaptée du manga éponyme de Shogo Imamura, cette série Netflix est devenue la surprise de l’année.
Emmenée par des scènes de combat impeccables, un scénario solide et une atmosphère intense qui vous happe dès le premier épisode, Last Samurai Standing est considéré comme "la meilleure adaptation de manga en prises de vues réelles jamais réalisée".
L'histoire suit Shujro Saga, interprété par Junichi Okada, un guerrier entraîné dans le brutal tournoi Kodoku. Le principe semble simple : les concurrents doivent s'éliminer les uns les autres pour accumuler des points et accéder à la finale où une énorme récompense les attend. Mais comme toujours, les apparences sont trompeuses.
Loin d'être un rituel honorable ou une tradition ancestrale, le tournoi se révèle être une farce cruelle, conçue pour divertir des politiciens ultra-riches. Ces magnats parient, célèbrent et se délectent de la mort des participants comme s'il s'agissait d'un jeu. Les samouraïs ne se battent pas pour l'honneur : ils se battent pour survivre à ce spectacle pervers dont d'autres profitent confortablement installés dans une loge privée.
© Capture d'écran The Last Samurai sur Netflix
L'un des aspects les plus appréciés par la critique est la variété des styles de combat. La série ne se limite pas au katana classique, mais intègre également des armes traditionnelles de différentes cultures, comme l'arc et les flèches aïnous d'Hokkaido, créant ainsi des affrontements uniques, violents et visuellement mémorables.
Bien que l'action soit le moteur principal, la série prend le temps de montrer le côté humain des guerriers. Certains se battent pour l'argent, d'autres pour la rédemption, d'autres encore simplement par nécessité. Le tournoi est un miroir dans lequel chacun finit par révéler ses parts d'ombre, ses cicatrices et son passé.
© Netflix
Cet équilibre entre violence stylisée et humanité brisée a valu à l'œuvre d'être saluée par la critique comme une véritable réussite. Là où de nombreux studios peinent encore à adapter correctement les mangas et les animés, Netflix a trouvé un modèle parfait avec Last Samurai Standing.
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