Star Wars fait grise mine. Après des décennies à régner sur la galaxie cinéma, la franchise connaît un sérieux revers depuis quelques années. Depuis le rachat de la licence par Disney en 2012, les sorties à répétition de films et de séries ont lassé les spectateurs, fatigués de voir leur univers préféré usé jusqu'à la moelle.
Dernier exemple en date, le film The Mandalorian and Grogu a reçu un accueil très timide avec seulement 340 millions de dollars de recettes pour un budget estimé à 165 millions. Soit le plus faible score de l'histoire de la saga. Un énorme revers pour la franchise qui dominait le box-office et qui s'est fait désormais détrôner par Obsession et Backrooms, deux films d'horreur au budget serré.
Mais pas de quoi inquiéter George Lucas, qui n'est plus rattaché à Star Wars depuis son rachat il y a 14 ans.
Dans une interview pour le média A Rabbit's Foot, le créateur de Star Wars s'est épanché sur plusieurs sujets comme ses souvenirs de la trilogie originale, son avis sur les projections test ou encore l'épineuse question de l'intelligence artificielle.
Et ses propos risquent de faire polémique puisque George Lucas ne se dit pas opposé à la chose. Au contraire, il estime que l'IA "nous facilite grandement la tâche pour faire des films". S'il n'a plus réalisé de films depuis Star Wars III - La Revanche des Sith en 2005, il voit dans l'IA "le progrès" et "l'avenir" du métier : "Vous ne pouvez rien faire contre ça. (...) C'est un peu comme si on disait : "Pour moi, l'avenir, c'est la calèche. Ces voitures tombent en panne, consomment de l'essence, elles ont toutes sortes de problèmes et bientôt, on les transformera en chars d'assaut, et là, elles tueront des gens. C'est terrible".
Toutefois, George Lucas reconnaît les risqués liés à cette technologie mais assure qu'elle peut apporter elle-même des solutions : "Si vous voulez une IA capable de détecter les contrefaçons et d'en identifier la source, elle peut le faire. Les humains, eux, n'en sont pas capables, nous ne sommes pas assez intelligents. Le principe est simple : vous êtes un être humain, vous êtes responsable de vos paroles et de vos actes, et si vous commettez un acte illégal, vous devez en être puni. Quoi que vous fassiez, vous devez en assumer les conséquences. C'est comme dans la vraie vie".
Les propos de George Lucas rejoignent ceux d'autres grands réalisateurs qui, après s'y être opposés, se disent favorables à l'IA. Par exemple, Martin Scorsese a déclaré y voir une source de "libération créative" tandis que Peter Jackson le compare à un "effet spécial".
Cette annonce intervient au moment où A24 a annoncé s'être associé avec Google pour le développement des recherches sur l'IA à hauteur de 75 millions de dollars. "Ce partenariat existe parce que nous voulons orienter la conception des outils destinés aux artistes, afin qu'ils puissent participer à leur élaboration plutôt que de simplement les recevoir tels quels. Nous préférons être partie prenante à la table des décisions plutôt que de rester en marge" s'est justifié le studio à qui l'on doit l'énorme succès de Backrooms.
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