Année bénie pour les fans de films d'horreurs. Ou comment en quelques semaines, deux films de genre à petit budget ont tenu tête au mastodonte Star Wars. Après Obsession, qui a récolté 400 millions de dollars pour un budget de 750 000, le public s'est pris de passion pour Backrooms.
Inspiré d'une creepypasta, ces légendes urbaines qui florissent sur Internet, le film de Kane Parsons a mis une claque à tout le monde. À seulement 21 ans, le jeune réalisateur issu de YouTube livre un film littéralement labyrinthique et passionnant, synthétisant avec brio des inspirations allant de David Lynch à Jean Cocteau en passant par les classiques horrifiques des 90's Blair Witch ou Cube.
Avec un immense succès à la clé : réalisé pour seulement 10 millions de dollars, le long-métrage réunissant Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve vient de dépasser les 350 millions de recettes dans le monde entier. Soit le plus gros succès de l'histoire du studio A24, devant Marty Supreme et Everything Everywhere All at Once.
En France, Backrooms a dépassé le million d'entrées en un peu plus de deux semaines. Un énorme succès, bien aidé par la Fête du Cinéma et la canicule, mais aussi par la fascination des spectateurs qui multiplient les théories sur cet univers liminal, et qui retournent voir le film. Et ils auront une occasion de supplémentaire de le revoir !
En effet, afin de faire encore plus grossir son score commercial, Backrooms revient déjà au cinéma. Comme les albums avec leurs rééditions, le phénomène cinématographique signé Kane Parsons ressort ce mercredi 8 juillet en France dans une version longue nommée Everything Must Go Edition. Comprenez "Tout doit disparaître", en clin d'œil au magasin d'ameublement où se déroule une grande partie de l'intrigue.
Au programme ? Une séquence inédite de 16 minutes qui est visible après le générique de fin. En interview, Kane Parsons a indiqué qu'il ne s'agissait pas là d'un making-of ou d'un remontage du film, mais d'une version qui allait ravir les fans de la websérie originale Backrooms qui a fait sensation sur YouTube.
Mais que voit-on véritablement dans cette version longue ? Volum vous décrit la séquence !
Une nouvelle fois filmée au camescope façon found footage, cette scène de 16 minutes nous fait suivre plusieurs chercheurs de la mystérieuse organisation Async Research Institute, en pleine exploration des backrooms. Un clin d'œil évident à l'ouverture très flippante du long-métrage et une façon de boucler la boucle. Ce quart d'heure filmique est entrecoupé de quelques photos projetées façon diapositives. Alors que les pièces jaunâtres se suivent et se ressemblent, les chercheurs tombent alors sur des panneaux "Everything Must Go" enfoncés dans le sol et commencent à les étudier.
C'est alors que des anomalies se produisent : une main de poupée sort d'un mur, des gouvernails s'incrustent dans les coins de pièces et un poste de télé diffuse d'étranges images dans une salle obscure. Des bruits se font entendre et surgit Pirate Clark, l'entité monstrueuse du personnage incarné par Chiwetel Ejiofor. L'image s'arrête net. Le choc est total.
Avec cette version longue, Kane Parsons n'enrichit pas véritablement l'histoire de son film, mais donne donc un aperçu plus large des backrooms qui devrait ravir les millions de fans du film. Et leur permettre de se perdre une nouvelle fois dans ce labyrinthe.
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