C'est la belle histoire que personne n'a vu venir. Deux petits films d'horreur indépendants, produits pour des budgets minimes, tiennent tête au nouveau Star Wars (The Mandalorian and Grogu) au box-office mondial. Inspiré d'une creepypasta devenue virale sur Internet, Backrooms brise tous les records au box-office mondial tandis que les chiffres d'Obsession impressionnent. Le long-métrage de Curry Barker, produit pour seulement 750 000 dollars, a récolté 286 millions de dollars dans le monde. Soit une rentabilité multipliée par 381 ! Intégrant le top 10 des films d'horreurs les plus rentables de tous les temps aux États-Unis, il pourrait finir sa carrière au-delà des 400 millions de recettes.
Mais pourquoi ces deux petits films horrifiques font mieux qu'un énorme blockbuster issu de la franchise Star Wars ? C'est simple : ce sont deux histoires au concept fort et qui cartonnent grâce à un bouche-à-oreille phénoménal. À tel point qu'ils fascinent même les plus grands noms d'Hollywood.
Sur son compte Instagram, Francis Ford Coppola ne tarit pas d'éloges sur le succès fou et inattendu de ces deux petits projets :
"C'est toujours génial de voir des jeunes réalisateurs indépendants avoir du succès. Les films Obsession et Backrooms prouvent que le public est toujours en quête d'histoires originales et authentiques. Félicitations à Curry Barker et Kane Parsons pour avoir cru en ces projets et d'influencer les jeunes réalisateurs du monde entier"
Des éloges qui lui ont valu des remerciements de la part de Blumhouse, le studio derrière Obsession, ou encore son acteur principal Michael Johnston.
Et Coppola en sait quelque chose : figure phare du Nouvel Hollywood, cette période du cinéma des années 70 caractérisée par la prise de pouvoir des réalisateurs sur les studios et la déconstruction des mythes cinématographiques américains, il a réalisé quelques-uns des films les plus emblématiques de cette décennie comme les deux volets du Parrain, Conversation Secrète et surtout Apocalypse Now. Nul doute que ce double succès lui rappelle cette époque où lui, Martin Scorsese, Robert Altman ou Michael Cimino cartonnaient avec des sujets pourtant peu grand public.
Steven Spielberg a lui aussi donné son avis sur ces deux phénomènes et a livré un conseil de taille à Curry Barker et Kane Parsons : "Ne laissez pas le succès vous monter à la tête".
"Parce que quand vous allez faire votre prochain film, vous allez remettre les compteurs à zéro. C'est toujours bien d'avoir un carton pour assurer votre réputation et vous allez avoir beaucoup de respect de la part des producteurs, du monde du cinéma et des studios. Mais le conseil que je leur donnerais est quelque chose que j'ai dû apprendre à la dur : on recommence toujours à zéro. Et si vous avez la chance de réaliser 20 ou 30 films dans votre carrière, vous découvrirez, peut-être dès votre deuxième ou troisième film, que vous repartez de zéro à chaque nouveau projet."
Une maxime que les deux jeunes cinéastes devront garder dans un coin de leur tête. Si Kane Parsons n'a pour l'instant aucun projet en vue, Curry Barker enchaîne : il sortira bientôt Anything but Ghosts, film d'horreur surnaturel avec Aaron Paul et Bryce Dallas Howard, puis s'attellera à un reboot de la célèbre franchise Massacre à la tronçonneuse.
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