Telle est la voie... vers le flop ? Premier film de la saga Star Wars à sortir au cinéma depuis 2019, The Mandalorian and Grogu déçoit. Le blockbuster, qui fait suite aux trois saisons de la triomphale série de Disney+, suit à nouveau les aventures du chasseur de primes et de Bébé Yoda. Mais les critiques sont très mitigées, dénonçant un simple épisode de la série transposée sur grand écran.
Malheureusement, le public n'est pas plus au rendez-vous : en une journée d'exploitation, The Mandalorian and Grogu n'a rassemblé que 83 528 spectateurs dans les 582 salles françaises. Il se classe dans la lignée de Solo – A Star Wars Story, qui avait totalisé 89 338 cinéphiles en avril 2018, avant de terminer sa course au-delà des 1,4 million d'entrées. Les aventures du Mandalorien feront-elles mieux ?
En tout cas, il s'agit tout simplement de l'un des pires démarrages de l'histoire de Star Wars. Seul le film animé The Clone Wars a fait pire avec 48 124 entrées le 27 août 2008. Les chiffres ne sont pas connus pour les trois premiers opus sortis en 1977 et 1983, mais nul doute qu'ils étaient bien plus élevés. On est très loin des scores de La Revanche des Sith et Le Réveil de la Force, les deux records de la saga, qui ont rassemblé respectivement 641 799 et 619 200 spectateurs en 24 heures. Les exploitants misent tout de même sur le long week-end de Pentecôte pour voir les chiffres de The Mandalorian and Grogu repartir à la hausse.
Ne reste plus qu'à savoir si le public américain sera plus au rendez-vous. Attendu ce vendredi 22 mai dans les salles obscures des États-Unis, le long-métrage de Jon Favreau devrait, selon les dernières estimations, récolter entre 80 et 100 millions de dollars pour son premier week-end, là aussi prolongé en raison du Memorial Day. Ce qui serait également le plus faible démarrage de la franchise aux côtés du spin-off consacré à Han Solo.
"Il y a, clairement, toujours un intérêt pour la marque. Mais les recettes de chaque film n'ont fait que baisser progressivement. Star Wars ne résonne plus chez les jeunes générations comme chez les anciennes" explique Eric Handler, analyste média, pour Variety. Une autre spécialiste du box-office assure que "le facteur déterminant" sera "un bon bouche-à-oreille" : "Le plus gros challenge, c'est de savoir si le public du streaming ira en salles". Les premiers chiffres français laissent penser que non...
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