Le binge drinking est devenu monnaie courante en soirée. Le but ? Boire le plus d'alcool le plus vite possible. Résultat : les comas éthyliques, hépatites et autres cirrhoses ont bondi de 30% en trois ans. La société françaises d'alcoologie révèle que les hospitalisations dues à l'alcool ne cessent d'augmenter.

Pour ceux qui seraient nés à l'âge de pierre, le binge drinking est une pratique très répandue en soirée soirée. Des jeunes à l'image de Brit, Candy, Faith Et Cotty du récent Spring Breakers se saoulent à grosse et rapide dose d'alcool fort. Le but ? Aucun si ce n'est d'être ivre le plus rapidement possible. Ces excès ne sont pas sans incidences. L'alcool est coupable de la mort d'un jeune sur 5 et est à l'origine de 30% des hospitalisations.

L'alcool responsable de 400 000 hospitalisations/an

Beaucoup de jeunes boivent pour ressentir l'ivresse. Le problème c'est qu'il n'existe pas encore, du moins sur le marché, de moyens de décuver en quelques secondes. Résultat : de nombreuses soirées de beuverie finissent à l'hôpital. Selon un rapport de la Société française d'alcoologie, dévoilé par Europe 1, l'alcool est responsable de 400 000 hospitalisations par an, un chiffre qui a augmenté de 30%en l'espace de trois ans.

Les jeunes femmes plus touchées

Ces courts séjours à l'hôpital touchent de plus en plus les jeunes femmes. "Les cuites deviennent un titre de gloire pour un grand nombre, y compris, et c'est particulièrement inquiétant, chez les jeunes femmes" s'inquiète le Professeur Michel Reynaud, co-auteur de l'enquête. Et ce n'est pas Lana Del Rey qui viendrait remettre en doute ces propos. A 14 ans, la jeune chanteuse était déjà alcoolique. Les conséquences peuvent parfois être très graves comme l'explique Dr Damien Labarrière au micro d'Europe 1 : "On voit des jeunes avec des conséquences déjà très graves sur la santé, au niveau du pancréas ou foie. Des cirrhoses qu'on ne voyait pas à l'âge de 25 ans, mais beaucoup plus tard".

Vers un meilleur suivi

Pour faire face à cette explosion des hospitalisations dues à l'alcool, les médecins demandent plus de moyens, et notamment la présence d'un plus grand nombre d'alcoologues dans les services d'urgence.