Université : les droits d'inscription ne vont pas augmenter cette année
Université : les droits d'inscription ne vont pas augmenter cette année
En pleine crise du Coronavirus qui a forcé la fermeture des universités, le gouvernement a décidé de faire un geste envers tous les étudiants. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, vient d'annoncer que les droits d'inscription ne vont finalement pas augmenter. Un soulagement pour tous ceux qui ont été touchés de près ou de loin par la crise actuelle.

La pandémie de Coronavirus et le confinement imposé par le gouvernement français ont touché de nombreux secteurs et travailleurs. Parmi eux, les étudiants. Certains sont en effet dépendants d'un travail qu'ils exercent en parallèle de leurs études et la fermeture de nombreux commerces a eu des conséquences dramatiques, alors que des milliers de jeunes vivent sous le seuil de pauvreté. Tandis que le Parti Socialiste réclame la revalorisation des APL, le gouvernement vient de faire un nouveau geste après la prime de 200 euros destinée aux plus précaires.

Pas d'augmentation pour les frais d'inscription à l'université

Chaque année au moment de l'inscription à l'université, les étudiants (sauf les boursiers) doivent s'acquitter de droits d'inscription. Pour l'année scolaire 2019/2020, ils s'élevaient à 170 euros pour une année de licence, 243 euros pour une année de Master, 380 euros pour une année de Doctorat et 601 euros pour une année de formation d'ingénieur. Des frais qui n'augmenteront pas pour l'année scolaire à venir.

Lors d'une audition devant la commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale, Frédérique Vidal a annoncé que l'augmentation à l'origine prévue serait suspendue. "Le décret prévoit que les droits d'inscription soient indexés sur l'inflation mais pour la rentrée prochaine, nous allons déroger à cette règle et veiller à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation des droits d'inscription pour les étudiants" a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. De plus, Frédérique Vidal a expliqué que le gouvernement travaille également à "faire d'autres propositions pour accompagner cette rentrée", sans pour autant en dire plus à ce sujet.

Une augmentation qui faisait polémique

Ce lundi 18 mai, l'Unef avait dénoncé cette augmentation et demandé sa suppression. "Cette hausse, en total décalage avec la situation actuelle du pays, renforce la sélection à l'entrée de nos établissements" pouvait-on lire dans un communiqué. Selon Bruno Studer, président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, l'augmentation à l'origine prévue correspondait à 1,2% des droits d'inscription.

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