Confinement : les APL bientôt revalorisées pour les étudiants ?
Confinement : les APL bientôt revalorisées pour les étudiants ?
Le confinement n'est une période facile pour personne et encore moins pour les familles modestes et pour les étudiants isolés de leur famille. Dans une tribune publiée dans Libération, le premier secrétaire du parti socialiste ainsi que le groupe universitaire socialiste proposent une mesure qui pourrait leur venir en aide : une revalorisation des APL.

Alors que le confinement se poursuivra jusqu'au 11 mai au moins, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé, en plus de la reprise des cours au collège et au lycée, des aides pour les familles modestes lors de son allocution du 13 avril. Celles-ci commencent à se dévoiler. Les familles bénéficiant du RSA et de l'Allocation de solidarité spécifique toucheront ainsi une "aide d'urgence" de 150 euros par famille ainsi que 100 euros par enfant. Mais les étudiants bénéficieront-ils eux aussi d'aides durant cette période compliquée en plus du gel des loyers d'avril pour ceux qui sont hébergés en résidence universitaire ?

Les propositions du PS

C'est en tout cas ce que souhaite le Parti Socialiste. Dans Libération, Olivier Faure, premier secrétaire, le groupe universitaire socialiste ainsi que d'autres responsables ont fait plusieurs propositions pour venir en aide aux étudiants en galère. Parmi leurs idées, on retrouve une revalorisation des APL. "Il s'agit de majorer les APL à hauteur de 514 euros par mois" précise la tribune, une chose qui représenterait "0,1% du budget social annuel" assure le parti.

Autre mesure soumise dans cette tribune ? La "généralisation du RSA aux 18-24 ans". Pour faire une demande de RSA actuellement, si on a moins de 25 ans, il faut avoir exercé une activité professionnelle pendant au moins 2 ans à temps plein au cours des 3 ans précédant la date de la demande. Cette aide permettrait à plus de 5 millions de jeunes de toucher "entre 650 euros et plus de 1 000 euros par mois". Selon les calculs des signataires, cela pourrait représenter un coût de 11,8 milliards d'euros soit "1,6% de notre budget social".

Un coup de pouce qui serait bienvenue pour les jeunes, mais loin d'être adopté.