La grève des profs et le mécontentement des parents n'y auront rien fait. Le Conseil de Paris a adopté la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2013. Si certains manifestants dénoncent un "passage en force", Bertrand Delanoë se félicite d'un "progrès pour tous".

Ils étaient plusieurs centaines ce matin à faire le pied de grue sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Parents et enseignants grévistes ont tenu à manifester contre le passage à la semaine de 4,5 jours dès la rentrée 2013. Mais le Conseil de Paris ne les a pas entendu : la réforme des rythmes scolaires a finalement été votée.

Bientôt la semaine à 4,5 jours à Paris

Depuis son adoption, les haters sont mobilisés contre la réforme des rythmes scolaires. Déjà en discussion sous l'ère Sarkozy, elle prévoit le passage à la semaine de 4,5 jours en écoles primaires. Malgré la pression des parents et de certains profs grévistes, le Conseil de Paris a décidé de l'adopter dès la rentrée 2013 à 94 voix pour et 69 contre. Sans surprise, l'UMP a majoritairement voté contre.

Mais Bertrand Delanoë s'est félicité de ce vote. "Concentrer les cours sur quatre jours est une faute contre la santé des enfants" a-t-il déclaré avant de préciser : "Je crois qu'il y a de la part de la société parisienne une envie de ce progrès qui est un progrès pour tous". Quant au financement de la réforme, elle devrait coûter de "40 à 50 millions d'euros en année pleine", dont 16 millions proviendront de la Caisse d'allocations familiales et 6,5 de l'Etat. Reste encore à trouver 20 millions d'euros, mais le maire de Paris est confiant : "Trouver 20 millions d'euros sur un budget de 8 milliards d'euros, il y a des chances que j'y arrive"

La moitié des profs en grève

Selon le syndicat SNUipp-FSU, plus de la moitié des profs du primaire étaient aujourd'hui en grève et 101 écoles étaient fermées. Ils réclament une réforme concertée des rythmes. "On est pour 4,5 jours, mais on veut une réforme de fond, on est contre une réforme qui met en avant les activités périscolaires, alors qu'on a déjà un périscolaire en désolation" affirme son porte-parole dans les pages du Parisien. Avant le vote, il assurait : "Si la mairie veut passer en force, on ne se laissera pas faire".

Sanction aux municipales ?

Et la mairie est "passée en force". Alors que les Municipales se profilent, les Parisiens pourraient bien lui en tenir rigueur. Si Delanoë ne sera pas candidat, sa protégée Anne Hidalgo devra affronter deux adversaires du même bord politique : Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet, dont la candidature prend déjà l'eau.
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