Retour au goulag pour les deux punkettes des Pussy Riot encore emprisonnées. Elles avaient été condamnées en août à deux ans de détention en camp pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" suite à une "prière punk" contre Poutine dans la cathédrale de Moscou. Le tribunal de Moscou vient de rejeter leur second recours, estimant cette condamnation "juste et proportionnelle".

Pas de libération pour les Pussy Riot

Pour Gérard Depardieu, la Russie est une "grande démocratie". Pas sûr que le groupe de punk-rock russe Pussy Riot soit de cet avis. Condamné à deux ans de camp pour avoir chanté, encagoulée, une prière anti-Poutine dans une cathédrale moscovite, les punkettes se sont vues refuser leur seconde demande de libération. Le tribunal de Moscou a rejeté leur recours estimant cette condamnation "juste et proportionnelle". A l'issue d'un procès en appel en octobre, l'une d'entre elle Ekaterina Samoutsevitch avait pourtant pu être libérée. L'avocate des jeunes femmes Me Irina Khrounova ne compte pas renoncer si facilement et a déjà déclaré à l'agence Interfax qu'elle porterait l'affaire jusqu'à la Cour suprême russe.

Les Pussy Riot, symbole de l'opposition à Poutine

En Russie, les Pussy Riot sont devenues le symbole de l'opposition et de la protestation contre le régime de Vladimir Poutine. Leur sort continue de diviser la société. Le délégué russe aux droits de l'Homme, Vladimir Loukine, avait déjà demandé l'annulation de la peine et la tenue d'un nouveau procès, jugeant que leurs actes ne peuvent être assimilés à un crime.

Prises de position

Du côté des artistes, ça réagit depuis leur arrestation en août dernier. Parmi leur plus fidèle soutien : Madonna n'a pas hésité à arborer un tatouage Pussy Riot dans le dos en plein concert. Björk, Yoko Ono ou encore les Red Hot Chili Peppers ont tous pris la défense des trois féministes. Gérard Depardieu ou encore Mireille Mathieu sont pour leur part plus réservés. Si le nouveau citoyen russe qu'est Gégé avait ouvertement critiqué l'opposition, la chanteuse du désuet Mille Colombes s'est montrée plus ambiguë. Malgré leur "sacrilège", elle réclame "l'indulgence". On a compris Mimi n'ira pas se faire tatouer leur nom dans le dos.

News
essentielles
sur le
même thème