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Cinéma
Hope : 10 fois où le cinéma coréen nous a retourné comme ce film de monstres qui a chamboulé le Festival de Cannes
Publié le 28 octobre 2026 à 17:49
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La sortie de Hope, film de monstres chaotique applaudi à Cannes, est l'occasion de (re)découvrir les films coréens tout aussi mabouls que cette œuvre spectaculaire. Provocateurs, inoubliables, révolutionnaires... Suivez le guide.
HOPE : 10 fois où le ciné coréen nous a choqué comme ce film de monstres qui a traumatisé Cannes

Hope est sorti aujourd'hui en salles. Ce film de monstres sud-coréen spectaculaire et badass a traumatisé le Festival de Cannes, où il a reçu éloges et hourras. Et ce en plus d'être présenté, c'est très rare pour un film du genre, en compétition officielle. Alors que le public hexagonal s'apprête à vivre l'expérience qui promet d'être mouvementée, c'est l'occasion ou jamais pour redécouvrir le cinéma le plus dingue qui soit.

A savoir, les films coréens bien entendu, qui ne ressemblent à aucun autre. Démonstration par dix.

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A voir ce soir : ce film français gratuit en streaming a inspiré un chef d'oeuvre du cinéma coréen
The Housemaid (1960)

L’un des premiers gros scandales du cinéma coréen. On y suit la relation amoureuse abrasive entre une femme de chambre et son supérieur. La mise au grill des conflits de classe y embrasse une sensualité qui a fait jaser. Sexuel, sulfureux, provocateur. Tous les ingrédients qui feront le succès du Mademoiselle de Park-chan wook.

The Housemaid, le premier scandale du cinéma coréen.
Old Boy (2003)

Le film aurait pu repartir avec la Palme du twist le plus vicieux. Prix de la Mise en Scène à Cannes, ce second opus ravagé de la "trilogie de la vengeance" skignée Park Chan-wook regorge de scènes mythiques, dont cette rixe en plan-séquence qui fait très mal aux rotules. Il y a eu un avant et un après Old Boy dans l'industrie ciné, rien que ça oui. 

Old Boy, le chef d'oeuvre subversif qui a trauma les années 2000.
Memories of murder (2003)

Zodiac avant Zodiac. Ce film d’enquête tragicomique collant un duo d’antagonistes, façon buddy movie, aux trousses d’un serial killer insaisissable, est aussi immense que Seven. Le public français découvre le cinéma de Bong-Joon Ho, ses ruptures de ton, sa mise en scène très spielbergienne, sa façon de renverser les codes du septième art.

Quand Bong Joon Ho balance son Zodiac à lui, ça fait mal.
A bittersweet life (2005)

Un tueur tombe amoureux de la femme de son boss et en paie le prix. Hyper cliché ? Oui, et c’est pour cela que cette série noire extrêmement brutale va s’amuser à subvertir son pitch à grands coups d’absurde, de cruauté, d’existentialisme, d’ironie. Le résultat est aussi éprouvant, le héros vivant un chemin de croix, que désarçonnant.

Le film noir existentialiste le plus brutal du cinéma coréen.
The Host (2006)

Avant Hope, film de monstres anarchiste à voir aujourd’hui en salles, il y a eu The Host, kaiju eiga brassant grosse bébête, chronique sociale très acerbe, tragédie moderne, comédie burlesque, et mille autres choses que seul Bong-Joon Ho est capable de compiler sans que le tout soit catastrophique. Un Godzilla repensé façon ascenseur émotionnel. 

Quelques années avant HOPE, THE HOST a révolutionné le film de mosntres.
The Chaser (2009)

Imaginez une course-poursuite où nos deux antagonistes se retrouvent essoufflés, à cracher leurs poumons, avant une confrontation plus pathétique qu’autre chose. Un degré de réalisme qui retourne les clichés des thrillers hollywoodiens, tout en proposant le pire psycho killer jamais vu. Et qui s’autorise, malgré ses décalages, une émotion déchirante. Ce cocktail a lancé un grand cinéaste, Na Hong Jin, et démontré l’absence de limites du cinéma coréen.

Entre réalisme et sadisme, The Chaser a fait éclore un grand metteur en scène.
J'ai rencontré le diable (2010)

La victime collatérale d’un tueur en série s’évertue à pourchasser et torturer ce dernier mais sans jamais l’achever, afin de profiter au maximum de sa vengeance. Si ce synopsis vous semble vicieux, dites vous que le résultat est mille fois plus radical. Et le côté grand guignol de certaines scènes ne les rend pas moins offensives. On tourne de l’œil toutes les dix minutes en se heurtant à ce spécimen rarement égalé d’agressivité hyper graphique et sadique.

On ne s'est jamais vraiment remis de ce sommet de perversité qu'est J'ai rencontré le Diable.
Burning (2018)

On est jamais loin des puzzle movies, ces thrillers psychologiques à énigmes, face à Burning, déroutant exercice de style relatant les étranges péripéties d’un coursier s’occupant du chat d’une ancienne voisine de quartier. Enfin ça, c’est le postulat initial. Ce qui s’ensuit est tout à fait troublant. C’est formellement spectaculaire, naturellement politique comme tous les films coréens, déroutant à souhait, très kafkaïen et captivant d’un bout à l’autre. 

Le puzzle movie qui a fasciné la critique à l'international.
Midnight (2021)

Une jeune femme sourde et muette poursuivie par un psychopathe, c’est là le concept aussi pernicieux que diabolique de ce thriller haletant. Les personnages féminins marquants ne sont pas si courants dans le cinéma coréen, et celui-ci est inoubliable. Naturellement, comme dans tout film coréen digne de ce nom, la technique est hyper aboutie, et s’amuse ici de tous les effets autorisés par la surdité de son héroïne. Sensoriel et sadique à la fois.

Une course poursuite particulièrement sensorielle et haletante.
Sleep (2023)

Applaudi à Gérardmer, le festival qui révèle les claques horrifiques de demain, ce film de couple met en scène une conjointe aux insomnies redoutablement inquiétantes. La paralysie du sommeil n’est jamais loin dans ce récit inquiétant qui risque de voler vos nuits.

Les insomnies deviennent le terreau d'un film entre suspense et horrifique.
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Par Clément Arbrun | Journaliste société
Journaliste Société et Pop Culture, Clément s'intéresse autant aux punchlines de Virginie Despentes qu'aux perruques de Bilal Hassani et aux blagues de Panayotis Pascot. Il aiguise principalement sa plume en papotant féminismes, genre et fashion, ce qui lui permet de parler d'Harry Styles, des gens pas toujours fréquentables qui emploient le mot "woke" sur Twitter et des dernières prods Netflix.
Mots clés
Cinéma