Il y a des succès qui se construisent sur plusieurs semaines. Et puis il y a ceux qui frappent immédiatement. Depuis son arrivée sur Netflix, Nature prédatrice est en train de provoquer une véritable vague sur la plateforme. Ce thriller catastrophe porté par Phoebe Dynevor a enregistré un démarrage spectaculaire : 37,7 millions de vues en seulement trois jours, un score qui lui permet de signer l'un des meilleurs lancements de film de Netflix de ces dernières années.
Plus impressionnant encore : le film s'est hissé à la première place des classements Netflix dans 91 pays à travers le monde quelques jours après sa sortie. Une performance qui confirme une nouvelle fois l'appétit des abonnés pour les films à concept fort, même lorsque les critiques ne suivent pas forcément.
L'histoire derrière Nature prédatrice est presque aussi étonnante que son succès. À l'origine, le long-métrage réalisé par Tommy Wirkola (Violent Night, Dead Snow) devait sortir au cinéma sous l'égide de Sony Pictures. Mais le studio a finalement choisi de céder le projet à Netflix avant sa sortie. Une décision qui peut aujourd'hui laisser quelques regrets.
Le principe est simple mais particulièrement efficace : une petite ville côtière est dévastée par un ouragan de catégorie 5. Alors que les rues sont submergées par les eaux, un nouveau danger apparaît : des requins affamés envahissent les zones inondées. Au milieu du chaos, Lisa, interprétée par Phoebe Dynevor (La Chronique des Bridgerton), tente de survivre alors qu'elle est enceinte. À ses côtés, on retrouve notamment Whitney Peak et Djimon Hounsou.
Le mélange catastrophe naturelle, survival et créatures tueuses rappelle immédiatement des films comme Crawl, Les Dents de la mer ou, plus récemment, Sous la Seine, autre phénomène inattendu de Netflix. Et visiblement, le cocktail continue de fonctionner auprès du public.
C'est sans doute là que Nature prédatrice devient un véritable cas d'école. Car malgré ses chiffres gigantesques, les notes du film sont loin d'être flatteuses.
Sur Allociné, le long-métrage affiche seulement 2/5 du côté de la presse et 1,8/5 auprès des spectateurs. Les critiques pointent notamment un scénario très classique, des personnages jugés parfois caricaturaux et un récit qui ne cherche pas vraiment à réinventer le genre.
Mais Netflix semble avoir parfaitement compris une règle devenue essentielle dans le streaming : un film n'a pas forcément besoin d'être unanimement salué pour devenir un énorme phénomène. Parfois, il suffit d'un concept immédiatement identifiable, d'une durée courte et d'une promesse claire : du suspense, de l'action et du spectacle.
Avec ses 1h23 seulement, Nature prédatrice coche précisément toutes ces cases.
Face à de tels chiffres, difficile de ne pas penser à une suite. Pour le moment, Netflix n'a rien officialisé. Mais le potentiel semble évident.
Le producteur Adam McKay a déjà laissé entendre que l'idée d'un univers construit autour du déséquilibre de la nature pouvait ouvrir de nombreuses possibilités narratives. Une déclaration qui risque forcément d'alimenter les spéculations chez les fans.
Après tout, les requins n'ont jamais vraiment quitté nos écrans. Et à voir les audiences de Nature prédatrice, ils n'ont visiblement pas fini de mordre dans les records de Netflix.
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