Un documentaire qui ne passe pas. Netflix vient de mettre en ligne Le bus, les Bleus en grève, un reportage sur les coulisses du fiasco de l'équipe de France de football durant la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.
Durant 1h20, l'ancien sélectionneur Raymond Domenech mais aussi l'ex-capitaine Patrice Évra et l'attaché de presse de l'époque François Manardo racontent l'envers du décor de l'affaire Anelka.
Parmi les sujets abordés, on retrouve la fameuse taupe qui avait conduit à une Une explosive de L'Equipe révélant un affrontement entre l'entraîneur et l'ex-attaquant de l'équipe de France, mais aussi des extraits du journal intime tenu par Raymond Domenech, qui charge Yoann Gourcuff ou Thierry Henry.
Forcément, ce contenu crée des remous dans la presse et au sein des joueurs en question. Parmi eux, Frank Ribéry qui a pris la parole dans une story adressée à Raymond Domenech.
"Mama Mia Domenech, je t'aime beaucoup, juste, je garde la vraie histoire pour plus tard" a-t-il écrit, laissant entendre qu'il comptait donner sa vérité publiquement dans un second temps.
Pris pour cible, Raymond Domenech vient de publier un communiqué sur ses réseaux sociaux afin de régler ses comptes avec le documentaire Netflix.
16 ans après, cela devait être le documentaire de l'explication, de la réflexion et de l'analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne.
Pour l'ex-sélectionneur des Bleus, le documentaire est "un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde" : "Ce qui ce voulait une thérapie est devenu une poubelle haineuse." Alors qu'il avait demandé un droit de regard, celui-ci lui aurait été finalement refusé par la production qui n'a "pas tenu ses engagements et a trahi (sa) confiance".
Pour Raymond Domenech, qui se dit "meurtri et trahi" et parle même d'"un viol de (son) âme", le montage du documentaire Le bus, les Bleus en grève est tronqué :
Je n'aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j'ai dit (choisissez les extraits les plus croustillants, coupez, montez, arrangez et vous aurez un film sensationnaliste qui n'a d'autre vocation que celle de "emuer la merde" pour faire de l'audimat et de jeter le discrédit sur un homme), ni qui je suis.
Selon lui, les notes de son journal intime "n'auraient jamais dues être publiées telles quelles" dans le documentaire Netflix :
Pour toutes celles et ceux qui ont tenu à un moment donné de leur vie un journal intime, (elles) ils sauront combien les pensées écrites sont parfois dures à l'égard des autres (et de soi), qu'elles ne sont pas destinées à être livrées telles qu'elles et, surtout, qu'elles permettent, à ce moment-là, de maintenir en vie une femme ou un homme, accablé (e) de toutes parts, croulant sous le poids d'une pression déraisonnable et extraordinairement violente.
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2