Ce mardi 23 avril aux alentours de treize heures locale, les Etats-Unis ont eu une grosse frayeur. Le compte officiel de l'Associated Press, l'une des agences de presse les plus sérieuses, a annoncé qu'un attentat avait eu lieu à la Maison-Blanche et que le Président Barack Obama avait été blessé. Heureusement, fausse alerte, le compte avait été piraté.

Qu'on soit une star, un anonyme ou une grande agence de presse, il semblerait que nous soyons tous impuissants face aux pirates informatiques sur Twitter. L'Assosciated Press l'a appris à ces dépends ce mardi 23 avril quand son compte officiel a été victime d'un piratage sans précédent.

Un faux-tweet qui sème la panique

C'est aux alentours de 13h, heure locale, que le compte de l'Associated Press poste le tweet suivant : "Urgent : deux explosions à la Maison-Blanche. Barack Obama est blessé". Une nouvelle prise au sérieux vu la source. Aussitôt, la twittosphére s'emballe à coups de retweet. Autre conséquence inattendue de ce faux-tweet : le cours de la bourse de New York a chuté lourdement avant de reprendre son cours normal une fois l'info démentie.

Le compte de l'AP suspendu

Ce tweet ne tombait pas vraiment au bon moment puisque les Etats-Unis ont été secoués la semaine dernière par les attentats de Boston qui ont fait trois morts et des centaines de blessés. C'est l'une des journalistes de l'Associated Press qui a par la suite démenti l'information sur son compte Twitter personnel. Malgré ce démenti, le compte reste toujours suspendu ce mercredi 24 avril au matin pour des raisons de sécurité.

Le piratage revendiqué

Très rapidement, c'est la Syrian Electronic Army qui a revendiqué le piratage du compte de l'Associated Press. Cette dernière n'est pas une inconnue en la matière puisqu'elle a déjà hacké le compte de nombreux médias dont l'AFP au mois de février.

Twitter, un endroit pas si sûr que ça

Ce n'est bien évidemment pas la première fois qu'un compte est piraté sur Twitter. En février dernier, près de 250 000 comptes avaient été hacké sur le réseau social. Si Twitter reste l'un des réseaux sociaux préférés des internautes que ce soit pour chercher des informations, débattre ou se ridiculiser sans le vouloir, les risques sont donc toujours présents.

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