Découvrez notre test de Watch Dogs, le nouveau blockbuster d'Ubisoft disponible depuis le 27 mai 2014 sur PS4, Xbox One, PC, PS3 et Xbox 360. Le premier GTA-Like de l'éditeur français va-t-il combler les attentes des joueurs grâce au hacking ? Réponse.

Pendant deux ans, les joueurs du monde entier n'ont retenu de Watch Dogs que sa première et impressionnante présentation de l'E3 2012. Des graphismes somptueux, des animations surprenantes, une mise en scène nerveuse : cette première démonstration a propulsé le titre d'Ubisoft au rang des blockbusters les plus attendus de 2014. 6 ans de développement et 250 millions de dollars dépensés plus tard, le titre est enfin disponible et prêt à croquer la série Grand Theft Auto. Si les premiers chiffres de ventes sont encourageants, le jeu répond-il pour autant à nos attentes ?

Watch Dogs en chair et en (ct)OS

Dans Watch Dogs, on incarne Aiden Pearce, un hacker de Chicago qui n'a qu'une idée en tête : venger la mort de sa nièce, victime collatérale d'un contrat déposé sur sa tête. L'aventure gravite ainsi autour d'une enquête policière qui va amener notre héros à démanteler tout un réseaux mafieux ainsi que le ctOS - un système généralisé qui relie toutes les infrastructures électroniques de la ville - à l'aide de son smartphone capable des prouesses technologiques les plus folles. Si l'on apprécie la mise en scène mais aussi l'approche critique du jeu vis à vis de notre univers tout-connecté, il est dommage que la narration manque de pêche, la faute notamment à un héros pas assez charismatique et une histoire un peu téléphonée.

"Je crains le Pearce"

Côté gameplay, Ubisoft n'a pas menti : le hacking est mis constamment à contribution. Avec son portable, Aiden peut en effet pirater toutes sortes d'appareils et installations (téléphones, caméras, feux tricolores, conduites de gaz..) pour alimenter son compte en banque ou plus largement pour survivre aux dangers de la "Windy City". Car entre de bonnes mains, le piratage devient aussi redoutable qu'une arme de destruction massive, notamment lors des phases de tir, d'infiltration ou de courses poursuites durant lesquelles l'ennemi - à l'IA discutable - redoutera votre maîtrise du WiFi. Pirater, c'est aussi débloquer des dizaines de missions et activités annexes (contrats de fixeur, enquêtes, escortes, poker..), qui, bien que répétitives, prolongent l'expérience de jeu.

Préparez-vous à (r)hacker

Que les fans de grosses pétoires se rassurent, Aiden profite aussi d'un arsenal complet d'armes et d'objets divers (leurre sonore, bombe adhésive...) à fabriquer ou acheter avec l'argent récupéré en infiltrant le portefeuille des passants via leurs portables. Il est également possible de booster les différentes capacités de notre hacker (combat, conduite, piratage et fabrication d'objets) par le biais d'un arbre de compétences dont les branches deviennent accessibles au fur et mesure que l'on avance dans l'histoire. En bref, grâce à ce cocktail bien dosé, Watch Dogs propose des séquences chargées en adrénaline. Dommage qu'on ne soit pas aussi satisfait de la direction artistique.

Où qu'elle est la next-gen ?

Alors qu'Ubisoft nous promettait une claque graphique monumentale, Watch Dogs ne surprend pas vraiment. Sur PS4, le GTA-like peine véritablement à impressionner nos rétines assoiffées de visuels mirifiques. Les aventures d'Aiden Pearce nous offre malgré tout des effets lumineux soignés, une profondeur sympathique et des environnements suffisamment variés pour nous faire oublier que la carte fait au final pâle figure face au gigantisme de Los Santos dans GTA 5 (mince, on s'était dit "pas de comparaison avec GTA"). Autre désillusion : la physique et gestion des collisions des véhicules assez improbables que les développeurs d'Ubi ont intérêt à peaufiner en cas de suite.

Edit du 4 juin 2014 : Après essai, le mode multijoueur de Watch Dogs s'avère être une bonne surprise. Courses de voiture, filatures, piratages... Les missions multijoueurs sont suffisamment diversifiées pour nous donner envie de passer un peu plus de temps sur le titre une fois ce dernier terminé, à chasser par exemple ses homologues hackers.

Verdict : Alors, Watch Dogs, j'achète ou pas ? Aussi regrettables soient ses lacunes (graphismes légèrement décevants, répétitivité de certaines missions, physique des voitures approximative), le titre d'Ubisoft mérite tout de même une place dans votre médiathèque de 2014, rien que pour l'intégration dépaysante du hacking dans son gameplay ou encore les interrogations que suscite son scénario à la "Big Brother". Une licence divertissante dont on surveillera avec attention les éventuels prochains volets.

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