50 degrés l'été, 2 mois de canicule, plus de pluie... Découvrez cette étude flippante sur le réchauffement climatique en France
50 degrés l'été, 2 mois de canicule, plus de pluie... Découvrez cette étude flippante sur le réchauffement climatique en France
Le réchauffement climatique est une triste réalité. Et une étude réalisée par Météo France vient nous rappeler que l'environnement est au plus mal. Dans ce rapport alarmant et flippant, 3 scénarios sont envisagés pour la France, dont celui où nous aurions 50 degrés l'été et 2 mois de canicule dans moins de 80 ans.

"Ce rapport montre bien la vulnérabilité de la France au changement climatique"

Malgré les manifestations des militants écolos et les discours de Greta Thunberg, les gouvernements n'ont pas encore pris de mesures radicales en faveur de l'écologie. Résultat, Météo France a publié une étude alarmante dans Le Monde, ce lundi 1er février 2021. Ce document qui réunit toutes les données, appelé Drias, concerne le réchauffement climatique en France. "Ce rapport montre bien la vulnérabilité de la France au changement climatique" a confié Jean Jouzel, climatologue et coordinateur du précédent rapport Drias, en 2014.

Jean-Michel Soubeyroux, directeur adjoint de la climatologie à Météo France et coordinateur du rapport Drias, a précisé que "dans les 2 ou 3 prochaines décennies, le futur est déjà écrit : le réchauffement va se poursuivre". "Mais, à partir de 2040-2050, tout est possible" a-t-il précisé, "Cela dépend de nos actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Soit le réchauffement s'atténue, soit on va arriver à un climat très éloigné de celui qu'on connaît actuellement en France".

En effet, pour cette étude, Météo France "a sélectionné et analysé 30 simulations du climat futur faites sur l'Europe, en collaboration avec l'Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) et le Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs)". Et il en résulte 3 scénarios, du plus optimiste au plus pessimiste.

50 degrés l'été et 2 mois de canicule dans moins de 80 ans ?

Alors que les chiffres sur l'environnement font déjà peur, voilà les 3 scénarios que Météo France a envisagé pour les Français d'après ses calculs. Le premier (RCP 2.6) est la neutralité carbone vers 2070. Le deuxième (RCP 4.5) montre des émissions de Co2 qui augmentent encore avant de finalement diminuer à partir du milieu du siècle. Et le troisième (RCP 8.5) affiche des émissions qui ne s'arrêtent pas et continuent de grimper.

Ainsi, dans le pire scénario, les températures moyennes pourraient augmenter de 3,9 degrés Celsius sur la période 2070-2100 (par rapport à 1976-2005), et même jusqu'à +6 degrés Celsius l'été. En clair, nous aurions 50 degrés l'été en France, d'ici 2100, soit dans 79 ans. Et nous pourrions aussi avoir 2 mois de canicule par an. Les nuits tropicales (à plus de 20 degrés Celsius) pourraient aussi arriver jusqu'à 90 nuits par an en France.

Des étés "plus chauds" et "bien plus intenses qu'actuellement, avec potentiellement des pointes journalières à 50 °C, ce qui nous rapprocherait, en termes de températures, des conditions de l'Afrique du Nord" a même indiqué Robert Vautard, climatologue et directeur de l'IPSL. A noter que, de toute façon, dans les 3 scénarios, le nombre de jours de vagues de chaleur est en hausse. Un réchauffement climatique qui risque donc d'augmenter la sécheresse et par conséquent pourrait favoriser encore davantage les catastrophes naturelles.

Une hausse des pluies en hiver et une baisse des pluies l'été ?

Forcément, le nombre de jours de canicule augmentant et les fortes chaleur étant de plus en plus élevées, les vagues de froid, elles, seraient en baisse. Et cela arrive dans les 3 scénarios. Les vagues de froid sont divisées par 2 dans le premier scénario (le plus optimiste) et finissent à 1 jour par an en moyenne dans les 2 autres scénarios.

Autre problème de ce réchauffement climatique : les pluies. Elles devraient être plus longues et plus fortes l'hiver, avec "une hausse de la pluviométrie" entre "+ 9% et + 20%". En revanche, les précipitations devraient baisser "jusqu'à − 22%" dans le pire scénario. Là encore, ça ne présage rien de bon pour les catastrophes naturelles, la faune et la flore...