Mangas : le Japon s'attaque aux scans illégaux avec une nouvelle loi très importante
Mangas : le Japon s'attaque aux scans illégaux avec une nouvelle loi très importante
Bientôt la fin des scans pour lire vos mangas préférés en direct du Japon ? Ce n'est pas impossible. Le gouvernement vient de mettre en place une nouvelle loi qui s'apprête à sanctionner durement les pirates afin de sauver les maisons d'édition et les auteurs.

Vous n'aimez pas attendre la sortie en France d'un nouveau tome de votre manga préféré pour découvrir la suite de l'histoire ? Pas de chance, le gouvernement japonais est en train de tout faire pour vous y obliger. Afin de protéger le droit d'auteur, il vient en effet de décréter une nouvelle loi qui considérera les téléchargements de "scans" comme illégaux, au même titre que l'étaient déjà les films ou les disques.

Le gouvernement japonais protège enfin les mangas

Résultat, il sera bientôt interdit au Japon de mettre en ligne et télécharger des chapitres publiés dans les magazines ou l'intégralité de tomes de mangas, sous peine d'une condamnation à 2 ans de prison et près de 16 000 euros d'amende (2 millions de yen). Une loi qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2021, mais qui n'empêchera heureusement pas le partage de quelques extraits (pas plus de deux pages) ou de fan-arts, parodies...

A noter que le gouvernement ne s'est bien évidemment pas arrêté là. Dès le 1er octobre prochain, tous les sites qui proposeront des liens illégaux - même s'ils ne sont pas hébergés chez eux, seront également sanctionnés, tandis que leurs propriétaires se verront menacés d'une peine de 5 ans de prison et d'une possible amende de 41 000€ (5 millions de yen).

Une loi très utile

Une action loin d'être anodine puisque cette nouvelle réglementation pourrait permettre aux éditeurs et auteurs de limiter la casse concernant la baisse de leur chiffre d'affaires. L'exemple le plus frappant concerne le célèbre site Mangamura, fermé en avril 2018, qui grâce à ses 100 millions de visiteurs par mois avait causé une perte de revenus estimée à 2,4 milliards d'euros (300 milliards de yen).

Surtout, aussi incroyable que cela puisse paraître, même si la pratique n'était pas morale, c'était bien le flou qui l'entourait qui permettait aux Japonais de se livrer sans problème de conscience à cette activité. Dans un sondage réalisé par Publishers PR Center, 90% des sondés ont récemment assuré qu'ils arrêteraient donc de télécharger et qu'ils utiliseraient moins fréquemment de tels sites si cela devenait réellement illégal.

On ne sait pas encore quel impact cela aura véritablement sur la diffusion des scans dans le monde - il existe des sites qui utilisent des serveurs étrangers pour échapper aux lois et le pays se retrouve limité dans ses actions (impossibilité d'installer des bloqueurs de sites) au risque d'atteindre à la vie privée des Internautes, mais comme tout passe forcément par le Japon pour obtenir les nouveaux chapitres et que la diffusion y sera plus étroitement surveillée, un certain ralentissement ou la perte d'oeuvres moins connues pourraient être à noter.

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