Le dessin de paix parisien de Jean Jullien après les attentats du 13 novembre 2015
Le dessin de paix parisien de Jean Jullien après les attentats du 13 novembre 2015
Ce vendredi 13 novembre 2015, Antoine Leiris a perdu sa femme Hélène, tuée au Bataclan lors de l'effroyable attaque terroriste. Plutôt que de sombrer dans la haine pour noyer son incroyable chagrin, ce jeune papa a décidé d'écrire un texte bouleversant dans lequel il parle de son fils Melvil et de la vie qui continue, partagé plus de 80 000 fois sur Facebook.

"Je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr"

Tuée au Bataclan ce vendredi 13 novembre 2015, Hélène Muyal-Leiris, 35 ans, fait partie des 129 victimes des effroyables attentats à Paris. Une tragédie pour ses proches, parmi lesquels Antoine, son mari et père de son fils de 17 mois. Mais malgré sa tristesse immense, Antoine Leiris refuse de tomber dans le piège des terroristes. Hier sur Facebook, il a écrit un texte bouleversant, "Vous n'aurez pas ma haine", dans lequel il s'adresse aux barbares qui ont causé la mort de sa femme.

"Vendredi soir vous avez volé la vie d'un être d'exception, l'amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n'aurez pas ma haine. (...) je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l'avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j'ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un oeil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore," peut-on lire dans ce message poignant, partagé par plus de 80 000 internautes en moins de 24 heures.

Dans son texte qui ne peut pas laisser indifférent, Antoine Leiris, "dévasté par le chagrin", évoque également son fils Melvin, 1 an et demi : "Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n'ai d'ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l'affront d'être heureux et libre. Car non, vous n'aurez pas sa haine non plus."

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