Qui n'a jamais été clashé par les Gallagher?
Etre insulté par le binôme d'Oasis n'est pas une honte : c'est une fierté. Damon Albarn et ses joyeux lurons de Blur dans les années 90, Radiohead dans les années 2000, Chris Martin dans les années 2010, sans oublier Muse, Bowie, Bono, ou encore Joy Division... Qu'importe que les victimes soient encore de ce monde pour se défendre : les frères ennemis décochent des tacles à tout va.
Dernières cibles en date ? Les prodiges irlandais du rock d'aujourd'hui, salués par un public en quête de sonorités abrasives, comme par la critique musicale la plus hype : Fontaines D.C. Alors que leur nouvel album Dopamine Chamber jouit d'une très bonne réception, le quintet dublinois a dû faire face aux envolées lyriques de Liam.
Le leader ne mâche jamais ses mots. Et a sorti les gants de boxe...
Oasis repart en guerre.
Et c'est Liam, pas le plus cabotin des Gallagher, mais le plus impitoyable, qui sort les grenades. L'espace de quelques tweets relayés par NME, l'interprète de Wonderwall lance les hostilités sur le réseau social en réponse à un fan : "Est-ce que Fontaines D.C. pourrait faire la première partie de notre tournée ? Non, ils ne sont pas assez bons"
Ajoutant sur X : "Qu'ils aillent se faire foutre ces conn*rds. J'ai déjà vu des roadies mieux habillés qu'eux"... On a l'impression d'en revenir à l'âge d'or des 90's et à ses guéguerres de coqs virilistes dans les tabloids. Rien qui ne suscite vraiment notre nostalgie là-dedans.
Ambiance donc. Et ça ne s'arrête pas là, bien au contraire.
© Elizaveta Porodin
"On dirait une version merdique d'EMF", ajoute-t-il. EMF, il faut avoir la réf : il s'agit d'un groupe britannique des années 90, combinant rock et électro - d'aucuns diraient "dance". Un mix très fédérateur à Manchester, le berceau de nos chers Gallagher.
Ses propos ont été largement médiatisés, notamment par le Irish Times qui note que contrairement à Fontaines D.C., Liam Gallagher n'a pas sorti "une seule chanson viable depuis 1995". Mais le chanteur mancunien assume son avis qui, alors que les Irlandais remplissent désormais les stades, divise grandement.
Au moins, le message est clair. Mais cette rhétorique tout à fait gratuite ne met guère en avant la qualité de création de ce grand nom du rock n roll qu'est Noel Gallagher. Cela étant, pour ceux qui aiment le popcorn, c'est un grand divertissement.