Vous avez loupé sa diffusion unique au cinéma il y a quelques jours ? Vous n'avez pas eu de places pour leurs prochains concerts ? Pas de problème, Disney+ a pensé à vous ! Ce vendredi 9 octobre 2026, la plateforme de streaming dévoile Don't Look Back in Anger, le documentaire événement consacré à la reformation d'Oasis.
Quelques jours après sa projection au cinéma, le film réalisé par Steven Knight (Peaky Blinders) arrive donc en streaming dans une version rallongée contenant davantage de séquences inédites, sur scène, en coulisses, lors des répétitions ou des images supplémentaires des interviews des frères Gallagher.
À cette occasion, Volum vous dévoile les cinq moments phares du documentaire, meilleure bande-annonce pour leur tournée européenne de 2027, qui fera escale au Stade de France les 20 et 23 juillet prochain.
C'est le début du documentaire. Ce que tout le monde attendait. Si les raisons de cette reformation ne sont pas évoquées, le doc nous emmène directement dans les répétitions du groupe, tenues à huis clos dans la banlieue londonienne. Pendant plusieurs jours, Noel Gallagher et son groupe travaillent sans relâche. Mais aucune trace de Liam, dont la venue est aussi attendue que redoutée. "Il a dit qu'il venait quand déjà ?" lance un des musiciens.
Puis le jour J arrive. La mise en scène est digne des grands blockbusters hollywoodiens. La porte s'ouvre et Liam débarque, traditionnel parka sur le dos. Pas un salut envers son frère. Une simple réflexion sur un élément entourant la batterie ("Enlève-moi ça, ça fait con") puis le groupe déroule tout le concert en répétition. Liam reste statique derrière son micro, mais il y a de l'électricité dans l'air. Et pas seulement à cause des guitares. La bande entame Champagne Supernova, ultime chanson du set. Le morceau n'est pas terminé que Liam lâche le micro, prend son sac et quitte les lieux sans dire un mot. "Salut bonne soirée hein" lui lance ironiquement le guitariste Bonehead.
Si ces premières répétitions semblent exacerber les tensions des Abel et Caïn mancuniens, tout est rapidement réparé. Noel se dit impressionné par la force tranquille de son frère cadet, capable d'envoyer du bois sans passer des semaines en studio. "Il est vraiment cinglé, ce salaud". Tout est résumé.
C'est sans conteste l'image la plus forte du documentaire : un jeune fan, joues rossies et yeux rouges, déambule hagard dans le stade de Cardiff qui se vide. Il est au bord des larmes, incapable de se remettre de ce qu'il vient de voir. Deux fans viennent le consoler, l'enlacer et le soutenir. Le moment est poignant : il représente ce que beaucoup ont ressenti devant cette reformation que beaucoup rêvaient, mais dont personne n'osait croire. Noel Gallagher le premier. Le guitariste avoue avoir totalement sous-estimé l'impact de ces retrouvailles, et que l'énorme ambiance (un public "surexcité, imprévisible, comme des supporters de foot" prévient un policier gallois en amont) l'a presque fait se sentir mal.
Et qui est parfaitement retranscrit dans le documentaire. Le 4 juillet 2025, Oasis débute sa tournée à Cardiff. Le monde entier a les yeux rivés vers le Principality Stadium. À son habitude de trouble-fête, Liam débarque dans le stade 20 minutes avant le coup d'envoi. Il monte sur scène main dans la main avec son frère, comme pour enterrer définitivement la hache de guerre, devant 75 000 fans qui explosent littéralement. La tournée est definitely lancée.
C'est loin d'être la chanson la plus connue d'Oasis. Mais lors des concerts, dans le documentaire et encore plus dans une salle de cinéma avec le son à fond, Some Might Say prend une ampleur que Liam décrirait comme biblical.
Comme le disent beaucoup de fans, la musique d'Oasis est capable de vous faire sourire et pleurer à la fois. Cette chanson a littéralement cet effet. D'autant plus que Noel la décrit comme "la chanson la plus irlandaise du groupe" en rapport à leurs racines. "Nous sommes d'origine irlandaise, sauf pour notre lieu de naissance". "Some might say, we will find a brighter day". Des mots qui résonnent encore plus fort aujourd'hui.
"Ah j'ai oublié de parler du Poznan" lance Noel Gallagher en plein milieu du doc. Le Poznan, kézaco ? Hérité des supporters de foot, ce geste consiste à se mettre dos à la scène, à se tenir par les épaules et sauter dans un mouvement synchronisé. Aux concerts d'Oasis, les images de 80 000 personnes sautant à l'unisson sur le riff de Cigarettes & Alcohol ont fait le tour du monde et démontré la puissance décuplée du mur de son mancunien.
"Attention les gars, y'a des mecs de Liverpool qui pourraient vous faire les poches en même temps" tance Liam, jamais le dernier pour un bon mot, en expliquant les règles très particulières du Poznan : "Faites attention à vous. Que ce soit pour les places chères et les pas chères... Ah désolé, j'oubliais, il n'y a pas de places pas chères". Ici, la séquence est montée comme le véritable climax du film. En somme, ce serait un peu la version rock et live du combat final d'un Avengers. Mais en plus épique, bien évidemment !
La star du documentaire, c'est bien évidemment Liam Gallagher. Imprévisible, parfois colérique ou bougon, le chanteur mancunien ne rate jamais une occasion de faire rire ses camarades (et son frère) et d'avoir un bon mot. Ceux qui sont abonnés à son compte X se délectent de ses punchlines savoureuses. Il en est de même dans le documentaire quand il place un petit taquet à Mick Jagger, ironise sur la société actuelle ("Depuis qu'on s'est séparés, le monde est parti en co*lles") ou sur son mode de vie actuel, bien éloigné du sex, drugs & rock and roll des années 90.
Même si l'on sent le moment monté pour le film, on est touchés lorsque les deux frères expliquent que leurs enfants respectifs, qui ne s'étaient jamais vus jusqu'alors, sont devenus les meilleurs amis du monde en suivant leurs pères lors de la tournée. Et c'est en les voyant "vomir à l'arrière du van après avoir trop bu" que Liam et Noel se sont revus à leur âge et ont compris que tout cela devait cesser : "Finies les conneries". C'est encore plus beau lorsqu'on découvre que, spoiler alert, les deux frères ont réalisé ensemble l'interview utilisée dans le documentaire, soit leur première en commun depuis au moins 20 ans. Un exploit rare !