Après des années d'attente, c'est ce mercredi 5 février que sort enfin Jack et la Mécanique du Coeur au cinéma. Imaginé, écrit, réalisé et interprété par l'excellent Mathias Malzieu (Dionysos), ce nouveau film d'animation ne déçoit aucunement. Grâce à son conte romantique et sa réalisation poétique, le film nous emporte dans un monde aussi magique que mélancolique. Un bijou.

Jack est né avec le coeur gelé le jour le plus froid du monde, obligeant le docteur Madeleine à le bricoler pour le réparer. Ainsi, c'est une horloge qui est venue remplacer son coeur, contraignant non seulement Jack à la remonter chaque jour, mais surtout, à respecter trois règles : Ne jamais toucher à ses aiguilles, maîtriser sa colère et ne jamais tomber amoureux. Pourtant, si ces obligations semblent simples, sa rencontre avec la jolie Miss Acacia va bouleverser sa vie, l'emmenant dans une aventure aussi inattendue que merveilleuse.

Un imaginaire qui prend vie

Tout ce que l'on s'imaginait depuis des années en lisant encore et encore le livre et en écoutant en boucle l'album, prend magnifiquement vie à l'écran. Comme on l'espérait, l'univers animé imaginé par Mathias Malzieu est aussi fantastique qu'envoûtant, mettant en avant de la plus belle des façons son histoire et surtout, ses personnages brisés.

Une mise en scène fantastique

Car là où le film surprend, c'est que sa mise en scène est incroyablement inventive. L'imaginaire côtoie notre "réel" avec justesse, nous offrant des séquences hallucinantes, dans des décors bluffants. Et si le trajet en train ou le duel entre Jack et Joe sont les moments les plus réussis, c'est surtout le passage en montagne russe qui nous en met plein les yeux. Là où le film se démarque de tout ce que l'on a pu voir ailleurs, c'est que les chansons approfondissent avec brio cette ambiance particulière, devenant un élément essentiel et à part entière du conte. Grâce à elles, une approche inédite de cette histoire se dévoile, nous permettant de l'apprécier encore plus.

Un voyage fascinant

Enfin, si certains ne pourront s'empêcher de faire une comparaison avec le monde de Tim Burton, les étranges héros de Malzieu se montrent plus humains et plus touchants. Résultat ? Leurs physiques de porcelaines apportent ce flou nécessaire entre le conte et la réalité, facilitant ce voyage fantastique d'Edimbourg jusqu'en Andalousie. Et oui, on est prêt à acheter un nouveau ticket pour y retourner.

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