Le Premier ministre italien Enrico Letta salue le Président de la république Giorgio Napolitano, 88 ans.
Le Premier ministre italien Enrico Letta salue le Président de la république Giorgio Napolitano, 88 ans.
Après deux mois de flottements, l'Italie a enfin un gouvernement digne de ce nom. Sous la houlette du Président de la République, Giorgio Napolitano, le premier ministre Enrico Letta, leader de la gauche italienne, a présenté samedi la composition de son gouvernement.

Il en aura fallu du temps, mais c'est fait. Depuis les élections du 25 février, le pays était plongé dans le chaos : la Gauche remportait la majorité à la chambre des députés mais aucune coalition ne parvenait à s'imposer au Sénat, suite aux bons scores du Coluche local Beppe Grillo. Le Premier ministre Enrico Letta a enfin réussi à former un gouvernement d'union avec la droite de l'ex-numéro 1 Silvio Berlusconi.

Une union avec la droite de Berlusconi

L'union gauche-droite était la seule option possible après deux mois de flou total. Sous la houlette du Président de la République Giorgio Napolitano, le Premier ministre Enrico Letta, leader du Parti démocrate, a enfin réussi à former un gouvernement. Le chef du gouvernement n'a eu d'autre choix que de s'allier à la droite de Berlusconi, récemment condamné à un an de prison. "C'est un gouvernement politique, l'unique possible" a déclaré Napolitano, réélu à 88 ans presque contre son gré. Un âge canonique pour un Président plus âgé que le pape François 1er. Le vice-premier ministre, Angelino Alfano, est donc un membre du Parti du Peuple de la Liberté crée par l'adepte des soirées "bunga bunga".

Une alliance précaire

Pour certains membres de la Gauche, cette alliance leur reste en travers de la gorge, puisque les deux forces ne cessent de s'attaquer depuis des années. Le Parti démocrate répétait depuis des mois qu'il se refuserait toujours à gouverner avec son ennemi juré, Berlusconi. Mais il a visiblement du mettre de l'eau dans son vin. Enrico Letta a déclaré sa "sobre satisfaction" préférant se féliciter plutôt du "record de présence féminine et du rajeunissement de l'équipe".