La famille royale n'a plus la côte auprès des Espagnols
La famille royale n'a plus la côte auprès des Espagnols
Ils étaient plus de 8 000 dimanche à manifester dans le centre de Madrid pour réclamer l'avènement d'une troisième République et la fin de la monarchie, entachée par une année de scandales. Les militants étaient visiblement très remontés contre le roi Juan Carlos.

Le mot d'ordre de ce week-end était ma-ni-fes-ta-tion à Paris, Londres et Madrid. En France, les anti-mariage pour tous pestaient (encore) contre le projet de loi, voté vendredi par le Sénat ; en Angleterre, les anti-Thatcher célébraient la mort de la "sorcière" ; en Espagne, près de 8 000 manifestants protestaient contre la monarchie et pour l'avènement d'une IIIe République.

"A bas la monarchie !"

Ils en ont marre de la monarchie. Près de 8 000 manifestants ont défilé dans les rues de Madrid dimanche 14 avril pour célébrer l'anniversaire de la IIe République, née le 14 avril 1931 et entrecoupée de 40 années de dictature franquiste. L'occasion également de réclamer l'avènement d'une IIIe République et de grogner contre la monarchie. Des milliers de drapeaux républicains rouge, or et violet flottaient dans les airs. "Demain, l'Espagne sera républicaine", "A bas le régime monarchique, pour la IIIe république" ou encore "Le Bourbon, au travail", en référence au roi Juan Carlos, hurlaient les manifestants. Ils appellent à un référendum. "Nous voulons un référendum : ça serait la manière juste et démocratique de savoir ce que veut le peuple" a lancé une militante du parti écolo-communiste, rapporte France TV info. "Personne n'a élu le roi" s'indigne-t-elle.

Scandales royaux

L'origine de ces protestations ? Les scandales qui ont ébranlé la famille royale dans un pays en crise. L'Espagne est encore plus touché que le France par le chômage de masse, chez les jeunes notamment. Affaibli par des soucis de santé, le roi Juan Carlos a vu sa popularité chuter ces derniers mois tout comme François Hollande, au plus bas dans les sondages. L'affaire de corruption, qui vise son gendre Iñaki Urdangarin, aura eu raison de sa côte de sympathie auprès des Espagnols. Selon une enquête publiée par le journal El Pais, ils sont seulement 42% à approuver la façon dont le roi gère le pays et 53% à le blâmer.