Coronavirus : des étudiants français refusent les partiels en présentiel et lancent une pétition
Coronavirus : des étudiants français refusent les partiels en présentiel et lancent une pétition
Malgré la pandémie de Covid-19, la rentrée des classes a bien eu lieu ce lundi 4 janvier 2021. Mais face à la crise sanitaire du coronavirus toujours présente, des étudiants de L2 en eco gestion à l'UPEC (l'université Paris-Est Créteil) refusent les partiels en présentiel. Ils ont même lancé une pétition en ligne.

"Faire les partiels en présentiel (...) est une action dangereuse pour la santé de tous"

Depuis lundi 4 janvier 2021, les enfants, les ados et les étudiants ont fait leur rentrée des classes, les vacances de Noël étant finies. Et alors que les collégiens pourraient suivre les cours en demi-groupes comme les lycéens si la crise sanitaire s'aggrave en France, les cours sont en présentiel pour bon nombre d'élèves qui font des études supérieures. Mais plusieurs étudiants refusent les partiels en présentiel. En cette période de pandémie de coronavirus, ils ne veulent pas prendre de risques. Des étudiants, dont ceux de la L2 eco gestion à l'UPEC (l'université Paris-Est Créteil), ont même lancé plusieurs pétitions en ligne, dont une appelée "le pronostic vital de mon année est engagé". Ils demandent à leur établissement des examens à distance.

"La crise sanitaire est loin d'être terminée et reprend de plus belle avec les fêtes de fin d'année et l'arrivée d'une nouvelle souche de la Covid ne fait qu'empirer les choses. Faire les partiels en présentiel en tenant compte de la situation actuelle est une action dangereuse pour la santé de tous" ont-ils ainsi écrit dans le document.

Une lettre ouverte dans laquelle ils ajoutent que "la situation sanitaire s'aggravant, nous refusons de prendre le risque de nuire à notre santé ou à la santé d'autrui en réalisant les examens en présentiel. Nous réclamons donc que ces derniers s'effectuent à distance comme beaucoup d'autres facultés le font et comme nous l'avons fait depuis tout ce temps pour les autres examens".

"Amphithéâtres non aérés", "trajets aux heures de pointe"... Les étudiants disent stop

Les étudiants avaient déjà pointé du doigt le gouvernement Macron et les universités avec le hashtag #BalanceTaFac qui prouvait, photos et vidéos à l'appui, le manque de distanciation sociale dans les établissements. Parmi les arguments de cette pétition contre les partiels en présentiels, les étudiants ont souligné que "les modalités d'hygiènes ne nous ont pas été précisées. Les examens vont avoir lieu 3 jours après les fêtes dans des amphithéâtres non aérés avec de possibles personnes à risque se côtoyant dans la même pièce".

Ils on aussi rappelé que "le risque de contamination est également extrêmement élevé pour les étudiants devant effectuer de longs trajets aux heures de pointe pour arriver à la fac". Sans oublier que comme "les cours ont été dispensés en distanciel, la majorité des bibliothèques sont fermées, certains étudiants ont été contraints de retourner vivre avec des personnes à risque, ainsi nous ne pouvions et ne pouvons toujours pas étudier dans les meilleures conditions, ce qui n'est pas approprié pour des examens en présentiel".

Le Parisien a précisé que "les responsables de L2" auraient été "visiblement agacés par la pétition". Ils "viennent de leur envoyer un mail trois jours avant les partiels les assurant que la distanciation sociale serait respectée" et leur demanderaient "d'éviter de se disperser. Il serait beaucoup plus utile que vous consacriez toute votre énergie à votre travail et vos révision".