Danse avec les Stars 5 : Chris Marques en interview sur PureBreak
Danse avec les Stars 5 : Chris Marques en interview sur PureBreak
C'est reparti pour Danse avec les Stars. Ce samedi 27 septembre 2014, TF1 lance DALS 5 sur son antenne. Nouvelle saison et nouvelles stars, la chaîne espère attirer les Français devant leur télévision. Si le jury a été légèrement modifié avec le départ de Shy'm et l'arrivée de M. Pokora, Chris Marques sera toujours au programme. Le chorégraphe et directeur artistique de l'émission s'est confié lors d'une table ronde organisée au 54ème Festival de Monte Carlo en juin dernier.

"Avec DALS, le public veut voir les MTV Music Awards à la française"

PureBreak : Depuis son lancement, Danse avec les Stars a beaucoup évolué. Pourquoi ce besoin de changement dans l'émission ?
Chris Marques : Danse avec le Stars est un des formats qui le plus de succès au monde et c'est un format qui doit trouver sa place dans chaque territoire. En France, on a démarré avec un format très proche de l'original mais on a rapidement compris qu'il fallait le moderniser et que le public français avait une attente beaucoup plus grande en matière de spectacle. Très vite, on a remarqué que les téléspectateurs s'accrochaient à l'histoire racontée dans chacune des performances. Et puis, les Français ont aussi une soif de modernité en ce qui concerne les lumières et les effets spéciaux. D'une certaine façon, ils voulaient voir les MTV Music Awards à la française tous les samedis soir et avec de la danse.

Les candidats semblent de plus en plus jeunes, et les stars plus âgées comme Marthe Mercadier sont absentes. Est-ce-que l'émission est atteinte de jeunisme ?
Ce n'est pas une question de jeunisme. C'est surtout que les téléspectateurs veulent du spectacle. Je trouvais intéressant d'avoir une étendue d'âge mais il est vrai que, en tant juge, je me demande s'il est juste de donner un commentaire sur une candidate comme Marthe Mercadier alors qu'avant j'ai eu M. Pokora. Est-ce qu'il est possible d'être juste et respectueux envers la personne en lui disant que pour son âge, c'est magnifique ? Car en même temps, ce n'est pas juste dans le cadre de l'émission parce que par rapport aux autres, ce n'est pas juste de dire cela.

Des notes généreuses ? "On a tous nos critères très spécifiques"

Y-a-t-il une difficulté à trouver des personnalités qui veulent participer à l'émission ? Tout le monde n'est pas très rassuré à l'idée de danser dans une émission.
Dans les pays anglo-saxons, il y a beaucoup plus de personnalités qui savent chanter, danser et jouer la comédie. En France, les acteurs ont peur de danser parce qu'ils ont peur de ne pas être pris au sérieux et ça se comprend. Mais je pense que les gens évoluent et tout le monde tente d'étendre sa gamme d'offre artistique. Par exemple, Emmanuel Moire a appris à danser dans l'émission et cela lui a permis de franchir un stade. A la fin de la saison, c'était un nouvel Emmanuel Moire avec de nouvelles qualités et une nouvelle proposition..

Parfois, on a un peu l'impression que les notes sont un peu généreuses et elles sont parfois très différentes d'un juré à l'autre. Pourquoi ?
En fait, on a tous nos critères très spécifiques en termes de jugement. On prend nos notes très au sérieux. On est amis entre jurés et parfois, on a des discussions très sérieuses sur les raisons pour lesquelles Jean-Marc Généreux a donné un 8 et moi un 5. Et nous ne sommes pas d'accord ! Bien sûr, on veut donner la note juste. Ce n'est pas que certains sont pas plus cléments que les autres, c'est juste qu'ils jugent sur d'autres critères. En termes de compétitions de danse, c'est toujours vrai. Chaque juge répond à des critères différents.

"80 ou 90% des danseurs continuent à avoir des relations avec les stars"

Comment sont choisies les stars et comment sont montés les couples ?
Du côté des stars, c'est TF1 et les producteurs de l'émission qui décident. Ils sélectionnent les candidats individuellement sans se préoccuper des danseurs. Ils les choisissent de part leurs personnalités, leurs capacités à travailler, leurs désirs de faire l'émission et leurs capacités artistiques. Il faut aussi qu'il y ait une marge d'évolution. Cela ne nous intéresse pas de les rabaisser mais on aime pouvoir découvrir une vulnérabilité.

Ensuite, il faut qu'on attribue à chacun un danseur. La relation avec le danseur est parfois décidée de manière physique mais il faut aussi voir s'ils vont s'entendre ou pas. Ils passent quand même 8 heures par jour ensemble dans un studio. On ne mettra jamais en danger un couple avec des personnalités qui ne vont pas s'entendre. S'ils s'engueulent de temps en temps, c'est normal mais on ne veut pas que ce soit plus que ça. Par la suite, on se demande, s'il reste plusieurs choix, quel danseur va pouvoir aider la star à atteindre son potentiel. Chaque danseur n'a pas le même système de pédagogie et la même approche. Ca peut paraître simple mais c'est l'une des plus grosses difficultés de l'émission.

En quoi est-ce-que Danse avec les Stars est une vraie aventure humaine ?
Danse avec les Stars est une des émissions dans laquelle on ne peut pas tricher. Si vous n'y mettez pas les heures de travail, ça devient clair quand on vous voit danser. On peut faire les plus belles lumières ou les plus beaux effets spéciaux, si ça ne danse pas bien, ça ne danse pas bien. Et les juges vont le dire. L'aventure humaine est là car tout le monde partage des vrais moments. Quand vous passez 8h dans un studio à vous entraîner, il y a des hauts et des bas, du stress, de la fatigue. Les liens qui se créent sont des vrais liens. Du côté des danseurs, je dirais que 80 ou 90% d'entre eux continue à avoir des relations avec les stars avec qui ils ont dansé.

Des candidats marquants ? "Emmanuel Moire et Shy'm"

Quelle a été votre plus belle surprise dans l'émission ?
C'est une question très difficile. Il y a eu de nombreux moments qui sont gravés. Rencontrer les stars est déjà génial car souvent, je peux découvrir qui se cache vraiment derrière tel ou tel artiste. Les plus fragiles et vulnérables sont souvent ceux que j'attends le moins. Une des personnes qui m'a marqué, c'est Emmanuel Moire. On lui a donné un exercice très difficile quand il a dansé sur un moment qui a marqué sa vie. J'ai découvert ensuite qu'il avait choisi de danser pour son frère jumeau décédé et qu'il a même écrit une chanson qui racontait tout ce qu'il avait ressenti à ce moment-là. Vous avez vraiment un coeur d'acier si ça ne vous touches pas à vie. C'était un moment très touchant.

Et puis, il y a des moments où je suis bluffé par l'artiste. La première fois que j'ai travaillé avec Shy'm, c'était sur la bande-annonce de l'émission. On était très en retard et elle a patienté durant très longtemps. Elle est arrivée sur le plateau, il était 3h du matin, elle attendait depuis 6h et elle m'a fait tout ce que je lui ai demandé. C'est ce que j'attends d'une Beyoncé ou d'une Rihanna, d'une vraie star à l'américaine qui se donne à fond.

Pensez-vous que Danse avec les Stars a redonné aux Français le goût de danser ?
L'impact de l'émission est en train de se faire ressentir de plus en plus. C'est une chose qui s'installe sur la durée. Les gens sont en train de voir l'émission comme un divertissement mais en plus, ils développent un goût pour ce qu'ils voient et développent un désir des les apprendre. Sur la tournée, quand nous arrivions dans les salles, les gens savaient ce que sont une salsa ou un cha-cha-cha, c'est une chose géniale. Ca m'épate toujours. Et puis, les petits de 11, 12 ou 13 ans qui ont suivi M. Pokora ou Alizée, ont suivi leur parcours et ont m'a dit que les cours de danse étaient en train d'exploser.

Pour finir, dites-nous la vérité, vous n'en avez pas marre d'entendre votre collègue Jean-Marc Généreux hurler tout le temps sur le plateau ?
Non pas du tout ! (rires) On la même maladie, on aime tous les deux parler très fort donc ça m'arrange qu'il crie plus fort que moi. Quand on est sur le plateau, son énergie et son niveau sonore sont cohérents avec ce qu'il se passe sur le moment donc ça paraît normal. Et ce que vous ne voyez pas, c'est que derrière nous, on a 400 personnes qui sont montées à bloc et qui crient comme des malades. A tel point que souvent, on ne s'entend pas nous-mêmes. Donc on est peut-être un peu fort en termes de décibels.

Propos recueillis par Aubéry Mallet.

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