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C'est ce mercredi 16 octobre que sort au cinéma le nouveau film de Nicolas Bary, Au bonheur des ogres. Après Les enfants de Timpelbach en 2008, le réalisateur nous propose l'adaptation du roman culte de Daniel Pennac. Un univers coloré, déjanté et original qui va nous séduire. PureBreak a rencontré Nicolas Bary lors d'une projection du film.

Envie d'une comédie décalée et colorée en ces premiers jours de froid ? Ce mercredi sort au cinéma le film Au bonheur des ogres porté par Raphaël Personnaz et la pétillante Bérénice Bejo (césarisée pour The Artist). Présent à une projection du film, le réalisateur Nicolas Bary a répondu aux questions des journalistes et a évoqué les difficultés d'une telle adaptation. Rencontre.

Au bonheur des ogres, ça raconte quoi ?

La famille Malaussène n'a rien d'ordinaire. Benjamin Malaussène (Raphaël Personnaz) s'occupe de ses frères et soeurs, ramenés à Paris par sa mère, toujours partie aux quatre coins du monde. Mais Benjamin travaille également au Bonheur Parisien où il est... bouc-émissaire. Quand d'étranges incidents surviennent et que les preuves semblent l'accuser, Benjamin va mener sa propre enquête, aidé par une journaliste surnommée tante Julia (Bérénice Bejo). Parviendront-ils à percer le mystère ?

Difficultés d'adaptation

Adapté du roman de Daniel Pennac, Au bonheur des ogres fut un travail de longue halaine pour Nicolas Bary et son équipe. Le réalisateur nous a indiqué qu'il lui avait pris quatre ans : deux passés à l'écriture puis deux ans passés à la production. Son travail sur le film, Nicolas Bary le compare à une recette : "C'est comme faire un plat avec beaucoup d'ingrédients, il faut parfois laisser tomber la recette" explique-t-il.

La difficulté principale dans l'adaptation du film Au bonheur des ogres fut d'adapter l'histoire originale (qui se passe dans les années 80) à notre époque. Nicolas Bary explique : "La chose la plus compliquée a été la backstory, il nous fallait une façon de l'adapter à aujourd'hui. On a dû bouger beaucoup de choses et c'est l'histoire policière qui a été la plus compliquée"

Le parfait Benjamin Malaussène

Au coeur du film, nous retrouvons Benjamin Malaussène, grand frère très protecteur et véritable bouc-émissaire. Pour trouver l'acteur parfait, il n'a pas fallu très longtemps. Si Nicolas Bary avoue avoir pensé à Romain Duris (bientôt dans Casse tête chinois), il n'a pas hésité longtemps avant de choisir Raphanël Personnaz. Il explique : "Il avait une vraie expérience mais n'était pas encore estampillé. Il avait aussi cette énergie et ce côté comique dont on avait besoin".

Une possible suite ?

Côté librairie, la saga de la famille Malaussène est composée de sept livres, Nicolas Bary insiste que Au bonheur des ogres est un film autonome. Cependant, il ne ferme pas les portes pour une suite puisqu'il explique : "Si ça se passe bien, je serais ravi de m'y replonger". Avant cela, Nicolas Bary va travailler sur un scénario original avant d'adapter la bande-dessinée Soda.

L'avis de la rédac sur Au bonheur des ogres

Dans l'univers des comédies, Au bonheur des ogres arrive à se démarquer grâce à sa fraîcheur, son côté décalé mais aussi sa rapidité. Pas moyen de s'ennuyer dans ce monde où tout bouge très vite et où même l'heure de l'histoire avant le coucher devient un moment d'émerveillement. D'accord, le film ne vous fera pas rire à gorge déployée mais vous promet un bon moment en compagnie de deux acteurs incontournables : Raphaël Personnaz et Bérénice Bejo.

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Raphael Personnaz
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