Tamerlan Tsarnaev, l'un des deux suspects des attentats de Boston, abattu par la police lors de la traque, pourrait bien ne pas être enterré à Boston selon les rites musulmans, comme le souhaitent ses parents. Sa tante a confié que plusieurs mosquées avaient refusé de lui organiser des funérailles.

La communauté musulmane de Boston est face à un dilemne. Doit-elle organiser ou pas des funérailles à Tamerlan Tsarnaev, un des terroristes présumés des attentats de Boston, abattu lors de la traque ? Ses parents, convaincus de son innocence, réclament qu'ils soient enterré à Boston "selon les rites musulmans". Plusieurs Imams efusent.

"Celui qui tue des innocents brûlera en Enfer"

Patimat Suleimanova, la tante des deux suspects de Boston, a exposé ses doutes à CBSNews, ce mercrdi. Elle craint que son neveu Tamerlan ne puisse être enterré selon les rites musulmans. Au moins une mosquée aurait déjà refusé de prendre en charge ses obséques. L'Imam Talal Eid de l'Institut Islamique de Boston a déjà refusé la proposition de la famille Tsarnaev. "Je ne lui organiserai pas de funérailles, a-t-il déclaré au Huffington Post. Une homme qui tue délibéremment des personnes n'a pas sa place dans la communauté musulmane". Il poursuit, décidé : "Il a déjà quitté le giron de l'islam en perpétrant ce crime odieux. Dans le Coran, il est dit celui qui tue des innocents, brûlera en Enfer".

Des Imams hésitent

D'autres sont moins tranchés. Suhaib Webb, l'Imam du Centre culturel de la société islamique de Boston ne pourrait personnellement pas prier pour son repos : "Je ne pense pas que je pourrais conduire une prière pour lui sur le plan éthique". Mais il n'est pas contre l'idée qu'il soit enterré selon la tradition musulmane : "Il pourra être enterré selon la tradition religieuse à laquelle il adhère. Son sort dépend de Dieu". Même son de cloche pour l'Imam Ikram ul Haq, qui précise que si Tamerlan était musulman et vivait comme musulman alors, à ces conditions seulement, "nous pourrons procéder à son enterrement".

Djokhar toujours interrogé

De son côté, son frère, Djokhar, 19 ans, toujours hospitalisé, continue d'être interrogé par le FBI. Dès dimanche, il aurait reconnu son implication dans les attentats, dont son frère serait, selon lui, le cerveau. Les autorités continuent de fouiller afin de déterminer les raisons d'un tel geste.

Barack Obama
Kamala Harris colistière de Joe Biden : une décision historique validée par les stars
Black Lives Matter : 5 phrases fortes à retenir du message de Barack Obama
Coupe du Monde 2018 : les Bleus victimes de racisme, Barack Obama salue leur diversité
Barack et Michelle Obama signent chez Netflix pour "nous faire réfléchir différemment sur le monde"
voir toutes les news de Barack Obama Découvrir plus d'articles
News
essentielles
sur le
même thème