Après Live Your Dreams, Deeper Love ou encore Feeling You, le DJ star de la scène française Antoine Clamaran revient avec un nouveau single, Feel This Way. Un titre qui nous fait découvrir la chanteuse Rashelle et qui promet de faire bouger les dancefloors du monde entier. Purefans News a eu la chance de rencontrer Ant

Après Live Your Dreams, Deeper Love ou encore Feeling You, le DJ star de la scène française Antoine Clamaran revient avec un nouveau single, Feel This Way. Un titre qui nous fait découvrir la chanteuse Rashelle et qui promet de faire bouger les dancefloors du monde entier. Purefans News a eu la chance de rencontrer Antoine Clamaran dans son studio pour parler de sa longue carrière de DJ et de son best-of Retrospective sorti au début du mois de mars.

Tu viens de sortir un nouveau single, Feel This Way. Qu'est ce que tu peux nous dire sur cette chanson ?
Feel This Way est un single très particulier pour moi à cause de ma rencontre avec Rashelle, qui chante sur le titre. On s'est rencontrés dans l'Eurostar ! Vingt minutes avant qu'on arrive, elle est venue me voir pour me proposer des démos. On s'est échangé nos adresses mails et elle m'a envoyé tout un tas de démos. J'ai tout de suite accroché sur sa voix. Puis au moment où j'ai commencé le track, j'ai pensé à elle.

Tu viens aussi de sortir un best-of. Comment as-tu choisi les titres ?
Ça a été très difficile car j'ai fait plein de titres et il a fallu en enlever. C'est vraiment un crève coeur car à chaque fois tu fais un titre, tu mets tout ce que t'as. En création musicale, ce sont tes bébés. Donc en gros, on te demande de choisir entre tes enfants. Après, tu mets forcément ceux qui ont le plus marché mais il y a aussi tes coups de coeur. Puis j'ai essayé de faire en sorte que ce soit le plus homogène et cohérent possible.

Tu as fait le tour du monde. Quel est ton meilleur souvenir de set ?
J'ai plein de beaux souvenirs mais je suis très attaché à la France et à Paris. J'ai le souvenir d'un plateau FG place de le Bastille. De jour, pas de nuit. C'est complètement diffèrent. J'ai l'habitude de mixer la nuit, donc je ne vois pas trop la tête des gens. Là c'était de jour, donc je voyais les gens sur le monument de la Bastille. C'est ma ville, donc c'était encore plus impressionnant. D'habitude, j'arrive dans un pays, je ne connais ni l'endroit, ni les rues, ni les habitudes des gens. Alors que là, la place de la Bastille est à deux pas de mon studio.

Ça fait plus de 20 ans que tu es DJ. Tu prends toujours autant de plaisir ?
Oui. Ça a énormément évolué et je pense que si je faisais exactement le même métier qu'il y a 20 ans, j'aurais arrêté depuis longtemps. Mais là avec l'évolution, je prends toujours le même plaisir. Il y a cette interactivité où tu produis et tu peux jouer tout de suite. Tu as juste à mettre sur une clé USB et le soir tu peux tester ton titre. En plus, je ne suis pas résident dans un club donc c'est moins répétitif. Je ne sais pas où je vais aller chaque soir.

Pas mal de gens te suivent sur Twitter et Facebook. Tu en retrouves souvent quand tu mixes ?
Oui, surtout dans les pays étrangers. J'ai mixé à Cucuta à la frontière vénézuélienne en Colombie. C'est un peu chaud (rires). Il y a des Français qui m'ont demandé via Facebook si c'était possible de les mettre sur la guestlist. Ca arrive tout le temps. Il y a ce côté un peu patriote à chaque fois que tu vas jouer dans un pays. L'été, c'est impressionnant. En Espagne, selon la nationalité du DJ, la boîte change complètement.

Les gens ont quelle réaction quand tu mixes ?
Il y a un soir, tu ne sais pas pourquoi, il va se passer un truc qui ne se passe pas les autres soirs. Tu ne le contrôles pas ce truc-là. Ca peut venir de toi, des gens, du mélange des deux... A chaque fois je prends énormément de plaisir à mixer, mais des fois il se dégage quelque chose de différent par rapport aux autres soirs. Tu n'y comprends rien mais tu te laisses porter par le truc.

L'image de la vie d'un DJ c'est le tour du monde, la fête... C'est vraiment ça ?
La vie d'un DJ, ce n'est pas la fête. On fait faire la fête, nuance. Mais c'est beaucoup d'heures de voyage. Beaucoup beaucoup. Pour un set au Brésil, je vais mixer réellement entre 6 et 8 heures pour 24 heures de vol. Après, tu as tout ce qu'il y a à côté, comme le décalage horaire.

Comment tu le vis le décalage horaire ?
Quand j'arrive dans un pays, je suis complètement à l'Ouest. T'es énormément seul, t'as très peu de contact avec les locaux. On te prend, on t'amène à l'hôtel, de l'hôtel on t'amène au restaurant etc. J'essaye de sortir mais je suis fatigué. Et après tu repars et c'est là que ça se complique. Parfois tu te prends un vol à 9h du mat' alors que t'as fini à 6h. Tu arrives dans la ville d'après, tu récupères, tu dors l'après-midi. Il y a des métiers qui sont 1000 fois plus difficiles que le mien donc je ne vais pas me plaindre, mais c'est un peu le désavantage du métier.

Les DJs cartonnent en ce moment, comme par exemple David Guetta. Ça t'inspire quoi ?
C'est une belle image de réussite. Je connais David Guetta depuis longtemps, je sais le travail qu'il a fourni pour en arriver là. Je pense qu'il n'y a qu'un seul DJ qui aura ce succès. Mais ça ne sert à rien de se dire "je veux être comme lui". Chaque DJ peut avoir sa route, sa carrière, sa direction.

Il y a des artistes avec lesquels tu rêves de collaborer ?
Le rêve ultime que j'avais c'était Michael Jackson. Après, j'ai toujours plus une démarche de découverte. Ca m'apporte plus d'aller chercher un chanteur que les gens ne connaissent pas pour le faire découvrir, plutôt qu'aller chercher quelqu'un de super connu et de mêler mon nom à cette personne-là. Mais bon, j'ai quand même fait Kelly Rowland et d'autres artistes assez connus.

Tu as aussi un label. C'est important pour toi de découvrir de nouveaux talents ?
C'est la vocation première du label, faire découvrir des jeunes producteurs, DJs, et de leur donner leur chance. Les conseiller pour qu'ils arrivent à sortir quelque chose. Le métier a complètement changé et maintenant c'est beaucoup plus compliqué avec le téléchargement. Avant, on arrivait à faire gagner de l'argent juste avec du vinyle .

On est dans ton studio. Tu prépares des nouveaux morceaux ?
J'ai refait pas mal de tracks sans voix et pas mal de percu'. J'ai une manière un peu spéciale de bosser : je pose plein d'idées, j'ouvre des sessions, je pars sur autre chose pour revenir sur mes premières idées, écouter ce que j'ai fait et choisir celle qui me plaît le plus. Un beau bordel bien organisé (rires).

Bientôt un nouvel album ?
Clairement, j'aimerais bien sortir un nouvel album courant 2013. J'ai notamment envie de faire une chanson avec un chanteur et non pas une chanteuse. Et puis, je suis en train de faire un titre avec quatre autres DJs français (Michael Canitrot, Sebastien B., Tristan Garner et Gregori Klosman). C'est une espèce de gros délire. On s'est retrouvé à Miami, on s'est dit "Allez". Dans le studio, c'est chaud ça part dans tous les sens (rires).

Propos recueillis par Charlotte Vaccaro. Contenu exclusif. Ne pas mentionner sans citer Purefans News / Adobuzz.com

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