La fête qui célébrait le troisième titre de champion de France du PSG a été émaillée de violence. Sur la place du Trocadéro, des casseurs et membres de la mouvance ultra ont gâché les célébrations. Les syndicats de police évoquent un "événement sous-estimé". L'opposition cible le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Certains vont jusqu'à réclamer sa démission.

Dimanche soir, le PSG a remporté la victoire face à Lyon, permettant au club parisien de remporter le prestigieux prix de Champion de France. Si l'euphorie régnait sur Twitter et auprès des joueurs, elle aura été de courte durée. La fête qui célébrait hier soir ce nouveau titre sur le Trocadéro a viré au fiasco. Parmi les quelques 10 000 personnes réunies face à la Tour Eiffel, quelques casseurs et "Ultras" sont venus gâcher les festivités.

"Un événement sous estimé" ?

Pas de grande fête pour le PSG, Champion de France. David Beckham, Zlatan Ibrahimovic et leurs acolytes auront du se contenter d'une pizza. En cause ? Les violences qui ont émaillé la cérémonie de remise du trophée sur la place du Trocadéro. Des casseurs et "Ultras" ont gâché les festivités. Résultat : mouvements de foule, affrontements entre CRS et perturbateurs ou encore voitures et vitrines vandalisées aux alentours de la Tour Eiffel.

Les syndicats de police Alliance et Synergie dénoncent un "événement sous estimé". "Nous avons été débordés" alors que "nous savions tous ce qui aurait pu se passer" a déclaré le secrétaire national d'Alliance. Chez Synergie, on évoque une "sous-estimation du risque" et "de la dangerosité".

"Démission" réclame l'opposition

Du côté de l'opposition, on tacle l'"amateurisme" de Manuel Valls. Dans un communiqué diffusé lundi soir, Marine Le Pen dénonce un "déferlement de racailles" avant de s'en prendre au ministre de l'Intérieur. "Cette razzia commise en toute impunité était pourtant prévisible. Elle est la conséquence de l'indigence du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, qui aurait dû interdire ce rassemblement" s'indigne-t-elle. A l'UMP même son de cloche. Bruno Beschizza, son secrétaire national, n'a pas hésité à faire un parallèle avec les manifestations "pacifiques" des anti-mariage pour tous sur Twitter.

Certains vont même jusqu'à réclamer la démission de Valls. Nadine Morano fustige le ministre de l'Intérieur sur Twitter, en lui faisant porter le chapeau.

> De son côté, Christine Boutin, désormais figure des anti-"gazés", invoque sa démission.

Valls promet de sévir

Sous le feu des critiques, Manuel Valls n'a pas tardé à réagir. "A l'évidence, le football est encore malade" a-t-il déclaré sur Europe 1 pour couper court à toute accusation. Il a promis que les bandes de vidéosurveillance seraient analysées afin d'identifier les casseurs, "seuls responsables des débordements".