A la suite des débordements survenus le soir de la cérémonie du PSG sur l'esplanade du Trocadéro, douze personnes ont été interpellées. La première sanction est tombée mercredi au Palais de Justice de Paris : quatre mois de prison dont deux ferme.

La fête qui célèbrait le troisième titre de Champion de France du PSG, salué sur Twitter, a tourné au vinaigre lundi. Suite aux débordements survenus lors de la fête gâchée, douze personnes ont été interpellées et jugées en comparution immédiate mercredi au Palais de Justice de Paris.

Deux mois de prison ferme

La première condamnation est tombée mercredi. Un homme de 27 ans a été condamné à quatre mois de prison dont deux ferme pour jets de bouteille contre des policiers. Sur les 42 personnes placées en garde-à-vue lundi, douze ont été jugées mercredi en comparution immédiate au Palais de Justice de Paris. Mais l'exercice ne fut pas aisée comme l'explique la présidente de la 23e chambre correctionnelle. "La difficulté de faire la différence entre les personnes là pour faire la fête, celles venues pour avoir un comportement de voyou et celles qui ont trouvé l'occasion trop bonne" a-t-elle remarqué.

Casseurs ou simples supporters ?

Les avocats de la plupart des prévenus n'ont pas manqué de reprendre ce même argument pour la défense de leur client. "Le problème, c'est qu'on va tous les mettre dans le même sac, alors que les quatre que je défends ne sont pas des casseurs (...). Mes clients étaient venus participer à ce qui avait été qualifié par la préfecture de police de manifestation festive" s'insurge Me Yasmina Le Ber.

Le premier condamné est un Parisien de 27 ans sans emploi, maillot rouge encore sur le dos, se décrivant comme "un supporteur du club depuis tout petit". Il a expliqué qu'il avait juste rendez-vous avec des copains au Trocadéro pour "fêter le titre". "Ils m'ont arrêté parce que j'avais mal à la cheville et arrêté de courir. Les vrais coupables, ils ne les ont pas arrêtés" a-t-il ajouté. Pourtant selon la police, c'est ce même maillot rouge qui aurait permis son indentification. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait été pointé du doigt au lendemain de la manifestation pour son "amateurisme". D'autres condamnations devraient bientôt tomber.

News
essentielles
sur le
même thème