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Après la diffusion du docu "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste" de Marie Portolano, sur des témoignages glaçants de journalistes sportives, Pierre Ménès est accusé d'agressions sexuelles. En effet, des séquences auraient été censurées par Canal+. Le jounaliste sportif aurait notamment soulevé la jupe et attrapé les fesses de Marie Portolano mais a aussi embrassé de force les journalistes Isabelle Moreau et Francesca Antoniotti. Il s'est défendu dans TPMP sur C8 et s'est excusé. Les internautes ont été choqués par ses nouvelles déclarations et ont partagé leur dégoût sur Twitter.

Pierre Ménès accusé d'agression sexuelle : TPMP diffuse l'une des séquences non montrées

Le documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, diffusé ce dimanche 21 mars 2021 sur Canal+, a fait grand bruit. La journaliste Marie Portolano y parle du sexisme dans le milieu du journalisme sportif, avec de nombreux témoignages. Mais deux séquences qui concerneraient le journaliste sportif Pierre Ménès auraient été censurées par la chaîne cryptée comme l'a révélé Les Jours. Dans la première, Marie Portolano revient avec Pierre Ménès sur le moment où il lui aurait soulevé la jupe pour lui attraper les fesses. Et la deuxième évoque Pierre Ménès qui aurait embrassé Isabelle Moreau contre son gré. Le journaliste sportif est donc accusé de deux agressions sexuelles. Sans compter son baiser forcé sur Francesca Antoniotti.

Ce lundi 22 mars 2021, Cyril Hanouna a invité Pierre Ménès, mais aussi Francesca Antoniotti, à venir réagir sur le plateau de TPMP sur C8. Mais avant, l'animateur a lancé un magnéto avec l'une des séquences censurées, celle où Marie Portolano et Pierre Ménès échangent sur l'une des agressions présumées. Elle questionne le consultant sportif sur son image "un peu misogyne", avant de lui rappeler qu'il lui avait soulevé la jupe. Une agression durant laquelle Marie Portolano a avoué s'être sentie humiliée et lui en avoir voulu par la suite. "Je ne m'en souviens pas du tout" a-t-il assuré, précisant qu'il referait sans doute la même chose, avant de finalement s'excuser.

Pierre Ménès se défend dans TPMP : "Je n'étais pas dans mon état normal", "j'ai des profonds regrets"

Après la séquence, Pierre Ménès s'est exprimé dans TPMP. Il a reconnu avoir dit "une seule connerie", c'est qu'il referait la même chose. "Aujourd'hui, je comprends que cela fasse polémique. Il y a cinq ans, ce serait passé crème" a-t-il ajouté. Et concernant la censure, il n'était pas au courant, a-t-il affirmé : "Je n'ai rien demandé".

Essayant de se défendre, l'ancien chroniqueur de TPMP a déclaré : "Lorsque Marie m'assène cette histoire de jupe, je ne m'en rappelle plus. Les faits remontent au 28 août 2016". "Ça a été ma dernière émission avant que je tombe malade et que je disparaisse des écrans pendant sept mois. Donc je pense que ce soir-là, je n'étais pas dans mon état normal" et "c'est horrible pour moi".

Il s'est ensuite de nouveau excusé : "Je ne l'ai peut-être pas volé", "j'ai des profonds regrets". Lui qui avait voulu frapper Matthieu Delormeau a assuré avoir "modifié beaucoup de choses depuis un moment" dans son comportement. "On ne me reprendra plus à faire des choses comme ça" a-t-il promis.

"C'est surtout horrible pour ma femme qui se fait insulter dans des proportions qui dépassent tout ce que l'on peut me reprocher probablement à juste titre dans ce documentaire et ses à côtés. Il y a une déferlante de haine, de menaces de mort" a-t-il aussi indiqué. Comment a réagi sa femme Mélissa ? "Elle me soutient comme toujours et me dit de faire attention à mon comportement. Elle aussi sait comment je suis" a-t-il expliqué.

Les internautes réagissent sur Twitter

Des explications et des excuses qui sont loin d'avoir convaincu les internautes. Sur Twitter, Pierre Ménès s'est même fait descendre suite à ses nouvelles déclarations dans TPMP. Choqués, les twittos ne comprennent pas comment il peut avoir oublié l'agression et se défendre en disant que si ça s'était produit quelques années avant, ça serait passé "crème".

Marlène Schiappa aussi a réagi sur BFMTV, ce 22 mars 2021. L'ancienne secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a rappelé la loi, avec une "peine qui peut aller jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. Nous parlons de choses graves, ce n'est pas rigolo d'agresser sexuellement des gens".

Elle qui est désormais ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, a ajouté : "C'est aussi la responsabilité des animateurs qui gèrent ces émissions qu'on voit parfois ne pas réagir de maîtriser leur antenne. Mais je crois que c'est aussi la responsabilité de l'employeur, des patrons de chaîne de prendre leurs responsabilités", "Toute femme journaliste doit pouvoir bénéficier d'un lieu de travail sur lequel elle n'est pas exposée ou risque d'être agressée sexuellement alors qu'elle est en train de faire son travail".

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