Drag Race France, c'est parti ! Le 25 juin, France TV Slash proposera l'adaptation française de la compétition de télé-réalité RuPaul's Drag Race, qui cartonne sur Netflix. Ancienne candidate de la version US et animatrice du programme, Nicky Doll nous fait plonger dans les coulisses de l'univers fa-bu-leux du drag.

Faites chauffer les moteurs ! En ce mois des fiertés, Drag Race France débarque à la télévision française pour braquer les projecteurs sur un art encore méconnu du grand public : le drag. Le principe de l'émission ? 10 reines fantasques s'affrontent dans des défis légendaires pour déterminer LA meilleure drag queen de France.

Nicky Doll, animatrice du programme aux côtés de Daphné Bürki et Kiddy Smile, raconte à PRBK tout ce qu'il y a à savoir sur le métier de drag queen : "Une drag queen, c'est une super-héroïne qui te crée. Historiquement, c'étaient des hommes qui faisaient du théâtre avant que les femmes soient autorisées à monter sur scène. Ils se travestissaient en femmes pour jouer les rôles féminins".

"Chaque jour, il y a un nouveau type de drag qui naît"

Couture, mode, performance, chant, danse, comédie... Une drag queen touche à tous les domaines. "Jusqu'à il n'y a pas si longtemps en France, le drag était considéré comme un vice sexuel alors que c'est vraiment un art" explique Karl alias Nicky Doll, qui s'est inspirée de la "Barb era" de Nicki Minaj (d'où elle tire son nom) et des mangas pour créer son personnage : "Quand je suis arrivée à Paris, j'avais ce besoin de la scène. En m'habillant en femme pour la Pride de 2009 à Paris, je me suis rendue compte que j'arrivais à assouvir ces besoins de m'exprimer, de montrer ma féminité, ma sensibilité."

Attention toutefois à ne pas confondre le drag et le transformisme ! "Le terme drag queen c'est un peu l'éventail qui va regrouper d'autres microcosmes comme le transformisme, c'est-à-dire l'incarnation d'une célébrité qui existe déjà comme Cher, Liza Minelli, Lady Gaga ou Madonna" explique Nicky Doll qui, pour sa part, précise être un "homme au réveil" qui se fiche des pronoms qu'on utilise pour lui adresser la parole. Mais il existe aussi des drag kings et des drag queens trans, qui exercent leur art en tant que femmes. "Drag queen n'est pas qui je suis mais ce que je fais" résume l'artiste, qui peut parfois prendre "jusqu'à 2h30" pour s'apprêter !

RuPaul, la reine des drags

Pour tout comprendre de l'univers drag, des lip syncs et des tuckings, rendez-vous le 25 juin sur France.tv Slash pour la première saison de Drag Race France, émission adaptée du format RuPaul's Drag Race lancé en 2009 par la drag queen la plus famous et la mieux payée au monde (les saisons sont disponibles sur Netflix). "RuPaul a réussi à démocratiser le drag, à le rendre mainstream, le jour où il a lancé cette compétition. Ca a permis de normaliser et d'humaniser beaucoup de profils qui étaient très peu compris". Car comme le rappelle Nicky Doll, "le drag a toujours été politique". Yas, queen ! ✨

Propos recueillis par Yohann Ruelle. Contenu exclusif. Ne pas mentionner sans citer PRBK.