Les masques faits maison pas efficaces contre le variant ? L'OMS et les médecins pas d'accord
Les masques faits maison pas efficaces contre le variant ? L'OMS et les médecins pas d'accord
Ce jeudi 21 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé lors de son passage sur TF1 que les masques en tissus faits maison ne sont plus conseillés pour se protéger contre la Covid-19 et notamment contre le variant britannique. Un décret doit même être publié. Mais ces masques sont-ils vraiment à bannir ? Ce n'est en tout cas pas l'avis de l'OMS ou des médecins.

L'épidémie de Covid-19 est toujours aussi forte en France avec encore plus de 23 000 nouvelles contaminations ce vendredi 22 janvier. Et l'arrivée du variant britannique, encore plus contagieux, inquiète les spécialistes. Afin de lutter plus efficacement contre le virus, le Haut conseil de la santé publique a annoncé de nouvelles recommandations dont l'augmentation de la distanciation sociale (de 1m50 à 2m) et une réglementation plus stricte des masques.

Adieu les masques en tissus faits maison ?

Ce jeudi 21 janvier, Olivier Véran était invité du 20h de TF1 où il évoquait la question des masques. Le ministre de la Santé expliquait notamment que, selon le Haut conseil de la santé publique, les masques artisanaux et même ceux de catégorie 2 n'étaient désormais plus suffisamment efficaces contre le virus. Un décret doit être publié, recommandant aux Français de ne porter que des masques chirurgicaux, FFP2 ou de catégorie 1 qui filtrent les particules à plus de 90%. Une décision qui a fait polémique puisque de nombreuses personnes utilisent des masques en tissus faits maison.

L'OMS et l'Académie nationale de médecine ne sont pas d'accord

S'ils pourraient être bannis en France - bien qu'on ne sache pas pour l'instant s'il s'agit d'une simple recommandation ou si les porteurs de masques "maison" pourront être verbalisés - tout le monde n'est pas d'accord. En effet, l'Académie nationale de médecine qui préconise désormais de ne plus parler ou passer des appels dans les transports a expliqué que cette décision "manque de preuve scientifique". "L'efficacité des masques "grand public" n'a jamais été prise en défaut dès lors qu'ils sont correctement portés." précise le communiqué.

Un avis partagé par l'OMS (Organisation mondiale de la santé). "Les masques en tissu, non chirurgicaux, peuvent être utilisés par toutes les personnes âgées de moins de 60 ans qui ne présentent pas des problèmes de santé particuliers" a expliqué Maria Van Kerkhove, responsable de la gestion de la pandémie à l'OMS. Bien qu'elle confirme que chaque pays peut imposer les restrictions qu'il souhaite, elle ajoute également que le mode de transmission n'aurait pas changé.

La France n'est pas la seule à préconiser les masques plus filtrants : l'Allemagne et l'Autriche imposent déjà le port de masques médicaux (chirurgical ou FFP2) dans les transports et les commerces.