Fini les placements de produits ? Les candidats de télé-réalité les délaissent de plus en plus
Fini les placements de produits ? Les candidats de télé-réalité les délaissent de plus en plus
Serait-on arrivé à la fin de l'ère des placements de produits ? Les candidats de télé-réalité sont de plus en plus nombreux à délaisser cette pratique de publicité sur les réseaux sociaux. En France, c'est lorsque Magali Berdah a fondé Shauna Events que les placements de produits sont devenus légion pour les influenceurs issus de la télé-réalité. Mais 2020 pourrait doucement mais sûrement marquer la fin d'Instagram avec des pubs et des codes promos.

Vers la fin des placements de produits ?

Les pilules minceur Anaca3, les bougies My Jolie Candle, les bonbons Fini, les kits de blanchiment dentaire BBryance, la nourriture fitness Foodsprings, le thé Fittea... Tous les utilisateurs d'Instagram sont déjà tombés sur des codes promos pour ces produits. Les candidats de télé-réalité sont devenus des influenceurs et multiplient les placements de produits depuis plusieurs années. Sauf que la tendance semble s'inverser.

Ce jeudi 9 janvier 2020, Barbara Opsomer, qui a notamment participé à Secret Story 11 sur NT1 et Les Anges 10 sur NRJ12, a annoncé arrêter les placements de produits. "Je vous écris ce soir pour faire une annonce importante" a expliqué celle qui a arrêté la télé-réalité, "Certains l'avaient remarqué, et c'était le cas, mais depuis quelques temps j'ai décidé de ne plus faire de placements de produits. Car ce n'est plus moi. Ce n'est plus qui je suis à l'heure actuelle".

La chanteuse a ajouté dans d'autres teets : "Je ne suis pas une vendeuse et j'en arrive parfois à me détester de vous forcer à acheter des objets". En revanche, Barbara veut bien être "une vitrine pour les bonnes causes, pour diffuser de l'amour, de l'amitié, du rire et de la joie. Si je peux influencer le monde comme on me l'a si souvent rappeler, je veux tendre vers le bien".

Les internautes ont majoritairement félicité la jeune femme pour cette décision. Mais une partie des twittos a tout de même rappelé qu'avant de stopper les placements de produits, elle en a bien profité pour se faire de l'argent. "Elle repart les poches bien pleines malgré tout avec les placements de produits" a déclaré l'un d'eux. "La vraie vérité c'est que plus personne ne le propose" a aussi souligné une autre personne.

Ce jeudi 9 janvier 2020, Anthony Lyricos a aussi taclé les placements de produits. Celui qui est actuellement dans Les Princes et les Princesses de l'amour 3 sur W9 a indiqué à Télé Loisirs : "Les placements produits ? Il y a trop de m**** ! Ça part dans tous les sens, on vend des choses achetées chez Ali Express et revendues quatre fois le prix. Il y a beaucoup d'arnaques. J'ai des témoignages de gens qui n'ont jamais reçu leurs produits et qui n'arrivent pas à se faire rembourser. C'est une manigance incroyable. Il y en a aussi des trop bons, mais en général, les influenceurs copient-collent les textes qu'ils postent... Ils font tous la même chose comme des moutons !".

Plusieurs candidats ont toujours détesté les placements de produits

Avant cette nouvelle tendance contre les placements de produits qui se développe en ce début d'année 2020, plusieurs candidats de télé-réalité avaient déjà fait savoir leur dégoût pour cette pratique sur les réseaux sociaux. Bastien Grimal de Secret Story 10 s'est très souvent moqué des influenceurs et des agences qui mettent en relation les marques et les candidats.

"Qui attend avec impatience le placement Anaca3 du jour ?" avait par exemple tweeté Bastos, ou encore : "Rien de tel qu'une bonne chaîne pour tenir un vrai chien de la casse ! Vous aussi vous voulez vous faire arnaquer et acheter un produit tout pourri que j'ai même pas testé parce que je dois renvoyer la boite ? Allez sur www.sauniaevents.com et utilisez mon code promo exclusif BASTOSWITHLOVE pour avoir 20% sur ce beau collier qui ne vaut même pas 1%".

Maeva Anissa, vue dans L'île des vérités 4 sur NRJ12, a elle aussi plusieurs fois taclé les placements de produits dans ses stories. "Franchement, il y a énormément d'arnaques maintenant... Il y a un mot qui s'appelle influenceur, et c'est devenu un métier. Moi à l'époque quand on influençait les gens, c'était gratuit" avait-elle notamment lâché.

Maeva Anissa a souvent critiqué les placements de produits

L'ex du rappeur Rohff avait même ajouté : "Quand je vois des pubs ou des messages d'amis qui remarquent que des rouges à lèvres se vendent 40-50 euros alors que l'on peut les trouver partout à 10 euros... Ou des plaids à 60 euros qui sont à la base à 13 euros... C'est quoi le but ? Ils ont eu un BEP vente c'est du commerce ? Ils sont ou people, ou commerciaux".

Moundir, ancien aventurier phare de Koh Lanta sur TF1 et devenu animateur de Moundir et les apprentis aventuriers sur W9, fait également partie des anti-placements de produits. L'ambassadeur Winamax avait notamment déclaré avec humour à propos de sa perte de poids : "Moins 10 kilos en 2mois 1/2, la photo de gauche date du 13 juin , il y a un gros boulot de cardio et foncier avec une expertise chaque semaine de ma nutritionniste du sport, PAS DE ANACA3 ou de VÊTEMENTS QUI FONT MAIGRIR".

Interviewé par PRBK lors de la conférence de Danse avec les stars 10, Moundir nous avait même confié : "Je hais les codes promo et j'espère qu'un jour, tout ça s'arrêtera et qu'il y aura des vrais influenceurs avec des vrais partenariats, qui véhiculent de la bienveillance, de vrais produits", rappelant qu'une "audience, ce n'est pas du téléachat".

Moundir avoue ne pas aimer les placements de produits

Un phénomène limité aux petits influenceurs ?

Sauf que voilà, cette tendance semble surtout concerner les plus "petits" influenceurs pour le moment. Pour eux, les placements de produits ne rapportent pas autant que pour des candidats de télé-réalité comme Jessica Thivenin, Carla Moreau, Julien Tanti ou encore Jazz. Pour Barbara Opsomer par exemple, cela peut représenter un complément de salaire. Mais pour les plus gros influenceurs comme Nabilla Benattia, c'est leur principal revenu. La femme de Thomas Vergara avait ainsi avoué toucher un salaire entre 75 000 et 150 000 euros par mois rien qu'avec les placements de produits sur les réseaux sociaux (et les royalties de son dernier livre).

A contrario donc, les candidats de télé-réalité moins en vue, qui font moins d'émissions et possèdent moins d'abonnés peuvent espérer "seulement" 300 euros par post. Bien moins rémunérés donc, ils peuvent ainsi se permettre d'arrêter plus facilement ce job d'influenceur.

Anthony Lyricos a d'ailleurs confirmé cette idée en ajoutant auprès de Télé Loisirs : "Moi si j'en fais, ce serait des placements produits qui me correspondent. J'aimerais mettre en avant des choses romantiques comme de jolis bougies, des petits oursons en lumière... Des choses qui ne font pas de mal à la santé ! Mais de tout façon, c'est Magali Berdah qui gère ça et je crois que je ne suis pas assez 'bankable' pour elle donc, du coup je ne suis pas intéressant à ses yeux".

Les placements de produits risquent donc de continuer avec les plus gros noms de la télé-réalité, mais pas forcément avec les personnes moins connues et moins médiatisées. Si le rejet semble déjà grandir, peut-être qu'un jour les internautes finiront par en avoir vraiment marre et que les placements de produits deviendront aussi has been que les bookings. Ou pas.

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