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Coupe du monde féminine de football 2019 : 5 choses à savoir sur les bleues
Coupe du monde féminine de football 2019 : 5 choses à savoir sur les bleues
C'est ce vendredi 7 juin que le coup d'envoi de la Coupe du monde féminine de football 2019 sera donné. Une nouvelle édition extrêmement importante pour les membres de l'Equipe de France qui auront à coeur d'imiter la performance des hommes de Didier Deschamps l'an dernier, d'autant plus qu'elle se déroule en France cette année. Et tandis que les coéquipières de Wendie Renard font partie des favorites de la compétition, on vous a déniché 5 infos sur nos bleues préférées.

Des joueuses... qui travaillent

En 2017, l'Observatoire des inégalités affirmait que les femmes gagnaient un salaire 96% moins important que les hommes dans le monde du football. Une différence énorme qui se vérifie malheureusement en France. Là où le salaire moyen d'un joueur en L1 tourne approximativement autour de 108 000€ brut/mois, le salaire moyen d'une joueuse en D1 serait de... 2 494€ brut/mois.

Résultat, de nombreuses joueuses sont contraintes d'avoir un autre travail à côté afin de garder le cap. Une carrière étant courte, un tel salaire ne leur permet en effet pas de placer suffisamment pour le reste de leur vie. Même en Equipe de France ? Oui. La sélection a beau être l'étape suprême dans une carrière, récompensant les meilleures joueuses du monde, certaines d'entre elles ne peuvent se consacrer à 100% à ce sport. C'est notamment le cas de Maéva Clemaron (architecte) ou encore Gaëtane Thiney (conseillère technique nationale à la FFF), tandis qu'Elise Bussaglia - qui a déjà travaillé à l'usine ou gardé des enfants, se prépare à reprendre sa carrière dans l'éducation nationale une fois le moment de la retraite arrivé.

De petites primes

Le saviez-vous ? Dans le cas d'une victoire finale, les joueuses de l'équipe de France ne repartiraient pas uniquement avec la coupe. Au contraire, elles auraient chacune le droit à une prime de... 40 000€. Une belle somme ? Oui, mais qui n'a pourtant rien à voir avec celle des hommes. Et pour cause, grâce à leur victoire en Russie l'an dernier, chaque Bleu avait empoché 400 000€, soit 10 fois plus que les femmes.

Pour l'anecdote, chaque joueuse toucherait 30 000€ de prime en cas de défaite en finale, 20 000€ de prime en cas de 3ème place et rien du tout pour le reste.

Des buts en pagaille

Chez les Bleus, c'est l'excellent Thierry Henry qui est le meilleur buteur de l'histoire de l'Equipe de France de foot avec 51 buts. Un joli record ? Oui, mais qui parait pourtant ridicule comparé à la sélection féminine. Et pour cause, Marinette Pichon l'explose totalement avec ses 81 buts marqués entre 1994 et 2006. Mieux, 3 autres femmes ont également déjà dépassé le score du Champion du Monde 98, que ce soit Eugénie Le Sommer (74 buts), Marie-Laure Delie (65 buts) et Gaëtane Thiney (58 buts). Le talent.

ENFIN des maillots originaux

C'est peut-être un détail pour vous, mais cela veut pourtant dire beaucoup sur l'importance que le football féminin est en train de prendre. Pendant longtemps, les Bleues ont porté le même maillot que les Bleus, ce qui pointait du doigt un manque d'effort de la part de l'équipementier pour démarquer les deux équipes.

Or, cette année, à l'occasion de la Coupe du Monde en France, Eugénie Le Sommer et ses partenaires ont (enfin) le droit à deux tuniques aussi jolies qu'uniques. Au programme ? Un maillot domicile bleu sobre et élégant, et un maillot extérieur blanc à pois aussi surprenant qu'intéressant. Ne manque plus qu'une chose : une étoile au-dessus du Coq !

Nouveau vocabulaire

Pour suivre les Bleues cette année, il faudra mettre à jour votre vocabulaire. En effet, comme pour de nombreux autres mots de la langue française, le lexique a logiquement été féminisé pour le foot. Ainsi, comme l'a annoncé Libé, préparez-vous à sortir les mots suivants : gardienne, ailière, milieu défensive ou offensive, attaquante, latérale, milieu récupératrice, buteuse, passeuse, défenseuse et arrière droite. Aussi logique que simple.

Seule étrangeté, comme l'impose la FFF, "entraîneur" ne devient pas "entraîneuse" mais... "entraîneure". Et à la question "Pourquoi ?", le Larousse pourrait vous offrir un élément de réponse.

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