Bac 2020 : pour éviter la triche, l'Algérie coupe le réseau internet dans tout le pays
Bac 2020 : pour éviter la triche, l'Algérie coupe le réseau internet dans tout le pays
Pour éviter toute tentative de triche lors du bac, c'est une décision radicale qu'a trouvé l'Algérie. Alors que les lycéens ont passé les épreuves du baccalauréat du 13 au 16 septembre 2020, 3 mois plus tard que les Français à cause du coronavirus, les autorités ont décidé de couper internet dans tout le pays...

C'est dans des conditions particulières que les lycéens français ont passé le bac cette année. En raison du confinement et de la crise sanitaire du coronavirus, les épreuves finales ont été annulées et remplacées par le contrôle continu. Résultat : 91,5% des élèves ont obtenu le bac dès le premier tour et les universités sont débordés en ce début septembre. Mais si les étudiants français ont pu faire leur rentrée, ce n'est pas encore le cas pour 600 000 Algériens... qui viennent seulement de passer le bac, décalé de 3 mois.

L'Algérie coupe internet dans tout le pays pendant le bac

Et pour cause, les épreuves ont commencé ce dimanche 13 septembre et se terminent ce mercredi 16 septembre. Si certains Algériens n'étaient pas au courant, c'est désormais chose faite puisque les autorités ont décidé de couper internet dans tout le pays afin de limiter la fraude. Ce n'est pas la première fois que les autorités prennent une mesure aussi drastique pour éviter la fraude : en juin 2018 déjà, l'Algérie coupait internet dans tout le pays pendant les épreuves du baccalauréat.

Un technique radicale pour éviter la fraude

Une méthode radicale comme l'a relevé le site ObservAlgérie : "Durant les épreuves des années précédentes, la triche a eu lieu via Facebook et a largement jeté le discrédit sur cet examen crucial pour les lycéens et futurs étudiants [...] Mais la coupure a finalement concerné pratiquement toute la connexion Internet. Presque aucun site n'était accessible dans la matinée de ce dimanche. Ni les sites des médias, ni les réseaux sociaux, ni même les sites des institutions publiques dont l'adresse se termine par '.com'. Seuls les sites se terminant par '.dz' étaient accessibles".

Forcément, il y a eu de nombreuses plaintes, d'autant qu'il existe d'autres solutions comme la réquisition des smartphones et des montres connectées ou l'installation de brouilleurs dans les centres d'examens.