C'est fait ! Après une longue absence causée par une maladie qu'elle continue de combattre au quotidien, Céline Dion a officiellement effectué son grand retour sur scène. Ce samedi 12 septembre 2026, la chanteuse québécoise a donné le coup d'envoi d'une série de concerts organisés à la Plenitude Arena (Paris) qui s'étendront jusqu'en 2027.
Un véritable événement musical qui a bien évidemment fait quelques malheureux, la faute à un nombre de places limitées (ou extrêmement coûteuses). Par chance, il existe une solution bien plus économique pour célébrer le grand retour de la star : Netflix.
Non, la plateforme de streaming ne propose pas en direct la retransmission de l'un des concerts de Céline Dion, mais on peut trouver au sein de son catalogue l'un des projets les plus Ovniesque autour de la chanteuse : le film Aline.
Coécrite et réalisée par Valérie Lemercier, cette comédie dramatique sortie en 2021 est une fiction librement inspirée de la vie de Céline Dion. Au programme ? Aline retrace le destin d'Aline Dieu (Valérie Lemercier), une chanteuse québécoise fictive. De son enfance au sein d’une famille nombreuse à son ascension vers la célébrité mondiale, le film célèbre un parcours porté par le talent, l’amour et la musique. Le casting réunit également Sylvain Marcel, Danielle Fichaud, Roc Lafortune et Antoine Vézina.
Et si le film était sorti en pleine période de Covid-19, Aline avait tout de même eu le temps de marquer les esprits. Doté d'une note moyenne de 4.1/5 sur Allociné, il avait réuni 1,3 million de personnes dans les salles en France.
Surtout, l'Académie des César n'avait pas hésité à saluer ce projet en le nommant à 10 reprises. Certes, Aline n'était pas reparti avec les récompenses du Meilleur film ou Meilleur scénario original, mais Valérie Lemercier avait tout de même vu sa performance être sacrée du titre de Meilleure actrice.
Pour autant, si la proposition d'Aline est originale et que Valérie Lemercie n'y a vu qu'une façon d'honorer le talent unique de Céline Dion, n'allez pas croire que ce faux biopic a fait le bonheur de tout le monde. En réalité, de nombreuses dents ont grincé au Québec.
En 2021, sur le plateau d'une émission locale sur la chaîne Noovo, Claudette (sœur de Céline Dion) déplorait une parodie mensongère, "Je ne reconnais pas la langue, je ne reconnais pas ma famille, je ne reconnais pas nos racines" et dénonçait "un humour qui ne passe pas".
En cause ? La représentation de cette famille vue par Lemercier serait aux antipodes de la réalité de l'époque : "Ma mère n’a jamais parlé comme ça à René, et Céline n’a jamais manqué de rien. On passe pour un gang de bougons".
Et du côté des critiques, ce n'était pas mieux. Le journal La Presse reprochait même un côté presque raciste de l'approche artistique de l'actrice/réalisatrice.
C’est une production gênante. D’abord, l’accent de Valérie Lemercier est nul et il détonne royalement parmi tous les acteurs québécois. Déjà, ça part mal pour la crédibilité du projet. Imaginez une comédienne québécoise qui jouerait Édith Piaf – ou Judith Pilaf – en parlant avec un accent du Saguenay, ça ne passerait pas. La Aline Dieu de Valérie Lemercier est une version réductrice de la vraie Céline, qui n’était pas soumise à René Angélil, au contraire. Le boss, c’était elle, rappelez-vous. Et que dire des noms fictifs donnés aux membres du clan Dion comme Anglomard Dieu (Adhémar Dion), Guy-Claude Kamar (René Angélil) ou Jean-Bobin Dieu (Michel Dion) ? C’est tellement ridicule. Personne ne s’appelle comme ça ici, voyons donc.
On ignore si Céline Dion a vu ce film comme l'espérait Valérie Lemercier à l'époque, ("J’espère qu’elle verra le soin qu’on a tous mis à lui rendre hommage"), mais si vous avez besoin de vivre une expérience unique pour vous consoler de ne pas assister à l'un des concerts parisiens, vous savez désormais quoi faire.