Il est enfin venu. Non pas sur scène mais dans les gradins, avec sa discrétion légendaire. Samedi dernier, Jean-Jacques Goldman s'est rendu à la Plenitude Arena applaudir le grand retour sur scène de son amie Céline Dion. Selon les informations du Parisien, le chanteur est allé la saluer en loges avant de rejoindre discrètement sa place.
Pour autant, impossible de le voir monter sur scène pour partager l'inoubliable duo J'irai où tu iras, car le chanteur ne serait physiquement pas en forme.
"Il lui faudrait des mois de travail pour se remettre à niveau. Il a aussi des problèmes à une main, ce qui n'aide pas quand on est guitariste comme lui. Et surtout, il préfère que le public garde une belle image de lui. Que dirait-on s'il faisait un retour en demi-teinte ? Quelque part, il ne veut pas abîmer sa légende" soufflait-on au micro de Paris Match.
Qu'importe : sa venue discrète a fait la Une de la presse, prouvant qu'il reste encore et toujours la personnalité préférée des Français, même s'il n'a plus donné de concert en son nom depuis 22 ans.
Sans s'investir, Jean-Jacques Goldman est pourtant bel et bien l'un des grands gagnants de cette résidence à Paris. En effet, les tubes qu'il a écrit sur Céline Dion, comme Pour que tu m’aimes encore, S’il suffisait d’aimer ou On ne change pas, totalisent 11 des 26 chansons de la setlist. Soit "plus d’un tiers du concert : 50 des 140 minutes de chant".
Et ce même si en réalité, deux d'entre elles ont été rapidement retirées des concerts - Destin et Des milliers de baisers.
Comme il n'a pas cédé à la mode de revendre son catalogue, Jean-Jacques Goldman touche donc 50% des droits en tant qu'auteur-compositeur et quasiment 100% des droits d’édition grâce aux interprétations live de Céline Dion.
Le chanteur de Je te donne va ainsi récolter un joli pactole suite aux concerts de la Canadienne : selon les estimations, les 16 premiers shows de Céline Dion devraient générer plus de 15 millions d'euros de recettes en droits d'auteur, à repartir entre les différents auteurs-compositeurs des chansons interprétées durant les shows (Goldman donc, mais aussi Annie Lennox, Giorgio Moroder, Erick Benzi ou Max Martin) ainsi que les propriétaires de catalogues d'édition. Les chansons de Goldman représentant plus d'un tiers du concert, c'est lui qui devrait repartir avec le chèque le plus important.
À noter que, comme le souligne Le Figaro, les ayants droit des morceaux touchent également des bénéfices... sur les vidéos des fans publiées sur les réseaux sociaux !
© Nicolas Gerardin
Avec près d'un demi-million de spectateurs attendus pour cette première partie de résidence parisienne, qui se clôture ce samedi 17 octobre, les retombées économiques sont estimées jusqu'à un milliard d'euros pour l'économie française dont plusieurs centaines de millions rien que pour la région Île-de-France.
Une somme qui compte aussi bien les recettes des concerts que les déplacements des fans (hôtels, avions, transports...) et les achats dans les différents pop-ups ou stands de merchandising.