Jane Austen revient en force.
A l'instar du bien plus contemporain Stephen King et du bien plus ancestral Homère, la Britannique "profite" du succès d'une toute nouvelle adaptation ciné pour susciter un regain d'intérêt vif de la part des plus jeunes lecteurs. Sur Spotify par exemple, les statistiques d'écoutes de livres audio s'envolent.
Film à costumes, vibe très Bridgerton, romantisme échevelé, humour so british, décors pastoraux qui obnubilent les accros à Pinterest et à la trend Cottagecore (style Taylor Swfit avec l'album Folklore), sensualité délicate, Raison et sentiments compile les meilleurs ingrédients. Et à cela s'ajoute une esthétique qui carresse l'oeil, et nous donne l'impression de visiter un musée à Londres, un sous-texte féministe hyper contemporain et bien sûr, un casting très glam.
Dès sa tête d'affiche : Daisy Edgar-Jones.
La révélation de la série phénomène Normal People - hit de la BBC avec son BFF, Paul Mescal - a justement révélé ses quelques secrets à la presse américaine. Les coulisses d'un tournage où, en premier lieu, elle a peaufiné au max ses playlists. En privilégiant notamment une chanteuse bien singulière pour se concentrer.
Et la popstar chère à son coeur est un brin éloignée des vers pâturages de Jane Austen... On vous dévoile ses crush musicaux.
Elle écoute quoi, Daisy Edgar-Jones ?
Des sons éclectiques, qui vont du jazz au rock indie. Alice Phoebe Lou, Billie Holiday, Julia Jacklin... Autant d'artistes qui lui permettent de s'engager émotionnellement dans ses rôles, ressentir au plus profond d'elle-même les humeurs, émotions, contradictions, de ses alias à l'écran. Oui mais surtout, on trouve dans ce flot de sons éclectiques, une immense diva... Que nous regrettons tous aujourd'hui.
A savoir ? La reine Dolly Parton.
© BestImage, Backgrid USA / Bestimage
Dolly est l'impératrice de la country music façon americana, mais aussi celle des drag et des femmes plus grandes que la vie, qui ne s'excusent jamais d'exister. Dolly, que les Français connaissent pour ses apparitions dans Hannah Montana, c'est l'influence majeure de Taylor Swift, Sabrina Carpenter, Beyoncé, Miley Cyrus... et donc de Daisy Edgar Jones.
Laquelle, relate Variety, adore la chanson Here You Come Again?, qu'elle a écouté en boucle sur le plateau de la romance. Détaillant : "Cette chanson résume parfaitement ce qu'aimer quelque veut dire : un déchirement, une pointe de rage, que l'on a besoin d'extérioriser. Une rage toute féminine. Eleanor aurait clairement chanté du Dolly Parton à tue tête dans sa chambre"
Et tout cela n'a rien d'illogique...
Oui, car les vibe introspectives et badass de Dolly, même si elles datent de 1977, et éclosent de la société états-unienne, abordent tout comme le fleuron de la littérature britannique, une situation de chaos sentimental, d'émancipation souhaitée, forcément féministe, et de solitude féminine... Très au fait du patriarcat et des goujats. Et conviennent de fait comme une robe dentelle aux héroïnes si inspirantes de Jane Austen.
Un parallèle mélodieux qui nous donne envie de partager nos playlists automnales.